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Le métabolisme change-t-il avec l’âge et cela peut-il affecter la fertilité ?

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Choses importantes à savoir :
La fertilité diminue naturellement avec l’âge, principalement parce que le nombre et la qualité des ovocytes diminuent au fil du temps.
Les troubles métaboliques, comme la résistance à l’insuline, le diabète, l’hypertension artérielle et le syndrome ovarien métabolique polyendocrinien (PMOS, anciennement SOPK), peuvent affecter la fertilité et le bon déroulement de la grossesse. Toutefois, le poids corporel à lui seul ne détermine ni la santé métabolique ni la fertilité.
Pratiquer une activité physique régulière, avoir une alimentation équilibrée, dormir suffisamment et éviter le tabac peuvent contribuer à préserver votre santé générale lorsque vous essayez de concevoir un enfant. Cependant, aucun changement de mode de vie ne peut garantir une grossesse.
Envisagez de consulter un·e professionnel·le de santé avant d’essayer de concevoir un enfant si vous souffrez d’une maladie chronique, prenez régulièrement des médicaments, avez des cycles irréguliers ou vous posez des questions sur votre fertilité.
Dans le monde entier, les personnes ont des enfants de plus en plus tard (1). Dans de nombreux pays européens et au Canada, les femmes ont leur premier enfant vers l’âge de 30 ans en moyenne (2). Cette évolution pourrait être liée à des changements économiques et technologiques, aux normes culturelles, au niveau d’éducation et à des facteurs de santé (1).
Avoir un bébé plus tard dans la vie implique des considérations particulières. La fertilité diminue naturellement avec l’âge, principalement en raison de la diminution du nombre et de la qualité des ovocytes. La santé métabolique peut également influencer l’ovulation, la fertilité et le bon déroulement de la grossesse, même si elle ne représente qu’un facteur parmi d’autres.
Qu’est-ce que la santé métabolique ?
Le métabolisme désigne l’ensemble des processus qui se déroulent dans le corps et qui permettent de produire de l’énergie pour vous maintenir en vie et en activité (3). La santé métabolique désigne, plus largement, la capacité de l’organisme à réguler la glycémie, la pression artérielle, les lipides sanguins et d’autres processus qui influencent la santé à long terme (4). Elle est parfois définie par l’absence de syndrome métabolique (5).
Le syndrome métabolique est un ensemble de troubles qui, lorsqu’ils sont associés, augmentent le risque de maladies cardiovasculaires, d’accident vasculaire cérébral (AVC) et d’autres problèmes de santé (6).
Il est généralement diagnostiqué lorsqu’une personne présente au moins trois des critères suivants (6) :
Un tour de taille élevé
Une pression artérielle élevée
Une glycémie élevée
Un taux de triglycérides élevé
Un faible taux de cholestérol HDL (lipoprotéines de haute densité)
Le syndrome métabolique est fréquent. Selon certaines études, il toucherait environ une femme sur trois (7).
La santé métabolique peut-elle évoluer avec l’âge ?
Plusieurs changements susceptibles d’affecter la santé métabolique deviennent plus fréquents avec l’âge. Cependant, ils ne surviennent pas de la même manière, ni au même âge, chez tout le monde.
À partir de la trentaine, la masse musculaire diminue progressivement. Les muscles brûlent davantage de calories que le tissu adipeux (la graisse). Lorsqu’une personne a une masse grasse supérieure à sa masse musculaire, elle brûle moins de calories au repos. C’est ce qu’on appelle une diminution du métabolisme de base (8).
La sensibilité à l’insuline peut également diminuer avec l’âge. La résistance à l’insuline survient lorsque les cellules musculaires, adipeuses et hépatiques ne répondent plus aussi efficacement à l’insuline. L’organisme peut alors produire davantage d’insuline pour maintenir la glycémie dans une plage considérée comme saine. Avec le temps, la résistance à l’insuline peut contribuer à une glycémie élevée, au diabète de type 2 et au syndrome métabolique. Une masse grasse plus importante, le manque d’activité physique, une alimentation déséquilibrée et la prise de certains médicaments constituent également des facteurs de risque de résistance à l’insuline (9).
La graisse viscérale est la graisse stockée autour des organes abdominaux. Sa quantité peut augmenter avec l’âge et elle est associée à des troubles cardiovasculaires et métaboliques (10-12). Des recherches ont également mis en évidence des associations entre la graisse viscérale et certains problèmes de fertilité. Toutefois, cela ne signifie pas que la graisse viscérale, à elle seule, provoque l’infertilité (13).
La santé métabolique est-elle la même chose que le poids corporel ?
Non. La santé métabolique et le poids corporel sont liés, mais ce sont deux choses différentes.
Un tour de taille élevé est l’un des critères possibles du syndrome métabolique (6). Il est souvent associé à des effets défavorables sur la santé (14).
Cependant, le poids corporel à lui seul ne permet pas de connaître la quantité de muscles ou de graisse d’une personne, la répartition de sa graisse corporelle, ni la capacité de son organisme à réguler la glycémie, la pression artérielle et le cholestérol.
Le poids n’est qu’un indicateur parmi d’autres permettant d’évaluer l’état de santé général.
Comment l’âge affecte-t-il la fertilité ?
La fertilité est généralement à son maximum entre la fin de l’adolescence et la vingtaine. Elle commence à diminuer vers 30 ans, puis décline plus rapidement à partir du milieu de la trentaine (15). Une grossesse reste possible après 40 ans, mais il peut falloir plus de temps pour concevoir un enfant, et le risque de complications pendant la grossesse augmente avec l’âge (15).
Le nombre d’ovocytes diminue avec l’âge
À la naissance, vous possédez le plus grand nombre de follicules ovariens que vous aurez au cours de votre vie, soit environ un à deux millions. Chacun de ces follicules contient un ovocyte immature. Les follicules disparaissent continuellement selon un processus naturel appelé atrésie. À la puberté, il reste généralement moins de 500 000 follicules, et leur nombre continue de diminuer jusqu’à la ménopause (16).
À chaque cycle menstruel, un follicule dominant arrive à maturité et libère un ovocyte. C’est ce qu’on appelle l’ovulation. Si un spermatozoïde féconde l’ovocyte, l’embryon qui en résulte peut s’implanter dans l’utérus et donner lieu à une grossesse.
Pendant les années où la fertilité est à son maximum, un couple en bonne santé peut avoir environ une chance sur quatre d’obtenir une grossesse au cours d’un cycle donné. À 40 ans, cette probabilité est plus proche d’une chance sur dix (15).
La qualité des ovocytes diminue également avec l’âge
Avec l’âge, non seulement le nombre de follicules diminue, mais la qualité des ovocytes baisse également. Les ovocytes restants sont plus susceptibles de présenter des anomalies chromosomiques. Cela augmente le risque qu’un embryon ne parvienne pas à s’implanter, qu’une grossesse se termine par une fausse couche ou qu’un bébé présente certaines anomalies chromosomiques (15).
Le risque de perte de grossesse augmente avec l’âge. Les estimations varient selon les études et les populations, mais une source indique des risques d’environ (17) :
Une grossesse sur cinq à 35 ans
Deux grossesses sur cinq à 40 ans
Quatre grossesses sur cinq à 45 ans
Les grossesses multiples, comme les grossesses gémellaires, deviennent également un peu plus fréquentes avec l’âge. Cela pourrait notamment s’expliquer par les changements de l’ovulation liés à l’âge (15). Les traitements de fertilité constituent un autre facteur important contribuant à la fréquence des grossesses multiples.
Les maladies chroniques deviennent plus fréquentes avec l’âge
Les personnes qui vivent une grossesse à un âge plus avancé sont davantage susceptibles de présenter des problèmes de santé préexistants, comme l’hypertension artérielle, le diabète, une maladie rénale, une maladie cardiovasculaire ou une maladie auto-immune. Ces problèmes de santé peuvent multiplier par deux ou trois le risque de complications liées à la grossesse (18).
Les personnes de plus de 35 ans qui vivent leur première grossesse présentent également un risque nettement plus élevé de recevoir un diagnostic de complications liées à la grossesse, comme l’hypertension gestationnelle, la prééclampsie ou le diabète gestationnel (18). Toutefois, l’âge n’est qu’un facteur parmi d’autres, et le risque individuel dépend de l’état de santé général et des antécédents obstétricaux.
Quel est le lien entre la santé métabolique et la fertilité ?
Des études ont montré que la santé métabolique peut influencer l’ovulation, la fertilité et l’issue de la grossesse. Cette relation est complexe et peut fonctionner dans les deux sens. Certains troubles hormonaux affectent à la fois la fertilité et le métabolisme. La santé métabolique est également influencée par la génétique, les médicaments, l’accès aux soins, les conditions sociales et environnementales ainsi que les habitudes de vie.
La corpulence et la répartition de la graisse corporelle
L’indice de masse corporelle (IMC) est un indicateur calculé à partir du poids et de la taille. Un IMC égal ou supérieur à 30 kg/m² est généralement classé dans la catégorie de l’obésité. L’IMC ne mesure ni la composition corporelle, ni la répartition de la graisse, ni la santé métabolique, ni la fertilité. Il ne permet pas non plus d’évaluer l’état de santé général d’une personne. D’autres mesures, comme le tour de taille, peuvent parfois fournir des informations complémentaires sur les risques métaboliques (6,19).
Une quantité plus importante de graisse corporelle peut être associée à des modifications des hormones reproductives, à une résistance à l’insuline et à une inflammation. Chez certaines personnes, ces changements peuvent perturber l’ovulation ou réduire les chances de grossesse (19,20).
Cependant, les personnes de toutes corpulences peuvent avoir une bonne santé métabolique ou développer des troubles métaboliques, et de nombreuses personnes en situation d’obésité parviennent à concevoir un enfant sans traitement de fertilité.
Il est difficile de distinguer les effets de la corpulence de ceux d’autres facteurs, notamment l’âge, les maladies sous-jacentes, les médicaments, l’alimentation, l’activité physique, l’exposition à des facteurs environnementaux et l’accès aux soins (19).
La résistance à l’insuline
L’insuline joue un rôle important dans le fonctionnement des ovaires.
Un taux élevé d’insuline peut perturber le développement des follicules ovariens. Au lieu qu’un seul follicule dominant se développe et libère un ovocyte, l’insuline peut stimuler le développement partiel de plusieurs follicules. Cela peut perturber l’ovulation (19).
Les personnes atteintes du syndrome métabolique présentent souvent plusieurs caractéristiques qui, ensemble, augmentent les risques pour la santé. Les personnes ayant un taux élevé d’insuline présentent également souvent une obésité abdominale. Une quantité importante de graisse corporelle et un taux élevé d’insuline peuvent tous deux augmenter la concentration d’acides gras libres dans le sang (20). Ces acides gras libres peuvent endommager les tissus de l’organisme, notamment ceux des ovaires (20).
L’insuline peut également réduire le taux de globuline liant les hormones sexuelles (SHBG). Cela peut augmenter la quantité de testostérone disponible dans l’organisme et perturber l’ovulation chez certaines personnes (21).
L’inflammation
L’inflammation joue un rôle important dans la protection et la réparation de l’organisme par le système immunitaire. Cependant, une inflammation chronique peut contribuer à endommager les tissus. Cela peut augmenter le risque de maladies chroniques et avoir des conséquences défavorables sur la santé (22).
Certains facteurs, comme une alimentation déséquilibrée, le tabagisme, une activité physique excessive et le manque de sommeil, peuvent aggraver l’inflammation dans l’organisme (22). L’obésité peut également accentuer l’inflammation, car les cellules graisseuses libèrent des substances pro-inflammatoires dans l’organisme (21,22).
L’inflammation est étroitement liée à la résistance à l’insuline. Elle peut perturber les hormones reproductives de votre organisme, notamment la testostérone (22).
Un niveau d’inflammation élevé peut perturber le développement de la muqueuse utérine. Cela pourrait affecter la capacité d’un embryon à s’implanter dans l’utérus. L’inflammation peut également augmenter le risque de problèmes comme les saignements menstruels abondants, les douleurs de règles et l’endométriose (22)
Le PMOS, anciennement SOPK
Le syndrome ovarien métabolique polyendocrinien (PMOS) est le nouveau nom de la maladie auparavant appelée syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). Ce changement de nom reflète les connaissances acquises depuis longtemps sur cette maladie.
Le PMOS est un trouble complexe qui ne se limite pas à la présence de kystes ovariens. Il peut entraîner des perturbations de l’insuline et des hormones androgènes, comme la testostérone. Ces perturbations peuvent affecter de nombreux organes et systèmes de l’organisme (23).
Les personnes atteintes de PMOS sont plus susceptibles de présenter des facteurs de risque ou des troubles métaboliques, notamment (23) :
Une résistance à l’insuline ou une glycémie anormale
Une obésité
Un taux de cholestérol élevé
Une hypertension artérielle
Une maladie cardiovasculaire
Elles sont également plus susceptibles d’avoir des cycles menstruels irréguliers, des difficultés à ovuler et des problèmes d’infertilité (23). Cependant, toutes les personnes atteintes de PMOS ne présentent pas les mêmes symptômes ni les mêmes risques métaboliques.
Les personnes qui tombent enceintes alors qu’elles sont atteintes de PMOS présentent un risque plus élevé de complications pendant la grossesse, notamment (24) :
Une fausse couche
Un diabète gestationnel
Des troubles hypertensifs de la grossesse, comme la prééclampsie
Un accouchement par césarienne
Les issues de grossesse
Une mauvaise santé métabolique est associée à des issues de grossesse défavorables.
Les troubles métaboliques, comme une mauvaise régulation de la glycémie et des lipides sanguins, sont associés à certaines complications de la grossesse (25). Le risque précis dépend du trouble concerné, de la qualité de sa prise en charge et d’autres facteurs individuels.
Le syndrome métabolique semble augmenter le risque d’infertilité, mais cette relation est complexe. Les personnes confrontées à l’infertilité peuvent présenter des changements hormonaux qui perturbent leur métabolisme (19). Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre les interactions entre ces troubles.
La santé métabolique affecte-t-elle la qualité du sperme ?
Oui. L’obésité et le syndrome métabolique sont associés à une diminution du nombre et de la mobilité des spermatozoïdes, ainsi qu’à des modifications de leur morphologie et des hormones reproductives (26). Une quantité plus importante de graisse corporelle peut également augmenter la température autour des testicules et est associée à une résistance à l’insuline et à une inflammation.
Prendre soin de sa santé métabolique peut-il améliorer la fertilité ?
Les changements qui surviennent dans les ovaires avec l’âge ne peuvent pas être évités par des modifications du mode de vie. Cependant, prendre soin de votre santé métabolique et de votre santé générale peut contribuer à votre bien-être avant et pendant la grossesse. Pour les personnes atteintes de troubles qui affectent l’ovulation, comme le PMOS ou le diabète, une prise en charge adaptée peut également favoriser la santé reproductive.
Aucune habitude, aucun aliment, aucun complément alimentaire ni aucune modification du poids corporel ne peut garantir une grossesse. Si vous avez des inquiétudes concernant votre fertilité ou un trouble métabolique, un·e professionnel·le de santé peut vous aider à déterminer les changements ou les traitements les mieux adaptés à votre situation.
Une activité physique régulière
L’activité physique peut réduire le risque de nombreuses maladies chroniques, comme les maladies cardiovasculaires et le cancer. Une activité physique régulière d’intensité modérée à élevée est recommandée pour la plupart des personnes afin d’améliorer leur santé générale (27). Il peut s’agir d’activités comme la marche, le jogging, la natation, le vélo ou la musculation. Le meilleur programme d’activité physique est celui qui vous plaît et que vous pouvez pratiquer régulièrement.
L’activité physique peut avoir des effets bénéfiques sur la santé mentale comme sur la santé physique. Pendant la grossesse, une activité physique régulière est également associée à des bienfaits pour la santé de la mère et du fœtus (27).
Pour la plupart des femmes en bonne santé qui essaient de concevoir un enfant, une activité physique régulière d’intensité modérée ou élevée n’a pas d’effet négatif sur la fertilité. Il est toutefois important de consommer suffisamment de calories pour compenser l’énergie dépensée pendant l’activité physique (27).
Chez les personnes atteintes de troubles métaboliques connus pour affecter la fertilité, comme le PMOS, une activité physique régulière d’intensité élevée et la musculation peuvent contribuer à améliorer la fertilité. Ces activités présentent des bienfaits même en l’absence de perte de poids (27).
Une alimentation équilibrée
Il n’existe pas de régime alimentaire unique recommandé pour optimiser la fertilité. Certaines recherches suggèrent qu’une alimentation riche en certains aliments et nutriments pourrait améliorer la fertilité (28,29) :
Les céréales complètes
Les légumes
Les fruits
Les protéines végétales
Les acides gras oméga-3
Les produits laitiers entiers
Les isoflavones de soja
Les vitamines et autres nutriments (comme l’acide folique)
Certains régimes alimentaires privilégient davantage ces aliments que d’autres. Par exemple, le régime méditerranéen comprend généralement des fruits, des légumes, des légumineuses, des céréales complètes, de l ’huile d’olive et des fruits à coque, tout en limitant la viande rouge et les sucres ajoutés (29).
Si vous êtes susceptible de tomber enceinte, les spécialistes recommandent généralement de prendre un complément contenant au moins 400 microgrammes d’acide folique par jour avant la conception et au début de la grossesse (28).
Le sommeil
Dormir suffisamment est important pour la santé générale.
Un sommeil de mauvaise qualité est associé à plusieurs troubles métaboliques, notamment (30) :
L’obésité
L’hypertension artérielle
Le diabète de type 2
Les maladies cardiovasculaires
La stéatose hépatique non alcoolique
Le syndrome métabolique
Le sommeil semble étroitement lié à la régulation de la glycémie dans l’organisme. Les recherches montrent que les personnes qui dorment moins sont plus susceptibles de présenter une résistance à l’insuline. Un sommeil de mauvaise qualité peut également augmenter l’appétit en modifiant les hormones comme la ghréline et la leptine, ce qui peut entraîner une consommation alimentaire excessive et une prise de poids (30).
Le manque de sommeil peut augmenter le taux de cortisol, l’hormone du stress. Il peut déclencher la réaction de lutte ou de fuite de l’organisme, qui affecte la fréquence cardiaque, la pression artérielle et la variabilité de la fréquence cardiaque (30).
Un sommeil de mauvaise qualité est également associé à une inflammation plus importante, qui peut endommager les vaisseaux sanguins et augmenter le risque cardiovasculaire (30).
Les personnes qui dorment régulièrement entre 7 et 9 heures semblent présenter les meilleurs résultats en matière de santé (30). Vous pouvez améliorer vos habitudes de sommeil en adoptant les mesures suivantes (30) :
Maintenir votre chambre fraîche et sombre
Éviter les repas copieux, l’alcool et la caféine peu avant le coucher
Éviter les écrans peu avant le coucher
La gestion du stress
Le stress chronique est associé à des modifications chimiques dans l’organisme qui augmentent le risque de troubles métaboliques et d’infertilité (31). La pratique de la pleine conscience et la thérapie cognitivo-comportementale peuvent aider à gérer le stress et à améliorer le bien-être général (32).
Un solide réseau de soutien social peut également aider à gérer le stress lorsque vous essayez de concevoir un enfant. Cela peut notamment passer par des moments partagés avec votre famille ou vos ami·e·s, ou par des groupes de soutien réunissant des personnes qui vivent des expériences similaires (32). L’important est de savoir que vous n’êtes pas seul·e, quelle que soit la situation que vous traversez.
L’arrêt du tabac et de la nicotine
Il est préférable d’arrêter de fumer et de consommer d’autres produits du tabac avant d’essayer de concevoir un enfant (15).
Le tabagisme est associé à un risque accru de maladies cardiovasculaires, d’accident vasculaire cérébral (AVC), d’hypercholestérolémie, d’hypertension artérielle et d’infarctus du myocarde (33).
La consommation de tabac peut réduire la réserve ovarienne, c’est-à-dire le nombre d’ovocytes encore présents dans les ovaires. Elle peut également nuire à la qualité des ovocytes, augmentant ainsi le risque de fausse couche et de malformations congénitales (34).
Certaines recherches suggèrent que les cigarettes électroniques et les autres produits de vapotage augmentent également le risque d’obésité, d’hyperglycémie et d’hypertension artérielle (35). Des recherches supplémentaires sont nécessaires.
La prise en charge des maladies chroniques et des traitements médicamenteux
Les spécialistes recommandent de bien prendre en charge les maladies chroniques avant une grossesse. Certaines maladies, comme le diabète, l’hypertension artérielle, les troubles thyroïdiens et les maladies rénales, peuvent nécessiter une surveillance plus étroite ou une adaptation du traitement (36).
Avant d’essayer de concevoir un enfant, faites le point avec un·e professionnel·le de santé sur tous les médicaments que vous prenez, qu’ils soient sur ordonnance ou en vente libre, ainsi que sur vos compléments alimentaires. N’arrêtez pas un traitement prescrit sans avis médical. C’est particulièrement important pour les médicaments déconseillés pendant la grossesse, notamment certains agonistes des récepteurs du GLP-1 utilisés pour traiter le diabète ou gérer le poids (37).
Quand devriez-vous consulter un·e professionnel·le de santé ?
Si vous envisagez une grossesse au cours de l’année à venir, une consultation préconceptionnelle peut vous permettre de faire le point sur votre alimentation, votre activité physique, votre sommeil, vos médicaments, vos vaccinations, votre consommation de substances et vos éventuelles maladies chroniques (15,36).
Envisagez de consulter un·e professionnel·le de santé pour un bilan de fertilité si vous (36,38) :
Avez moins de 35 ans et essayez de concevoir un enfant depuis 12 mois
Avez 35 ans ou plus et essayez de concevoir un enfant depuis 6 mois
Avez 40 ans ou plus lorsque vous commencez à essayer de concevoir un enfant
Avez des règles irrégulières ou absentes, un trouble connu pour affecter la fertilité, des antécédents de chimiothérapie ou de radiothérapie pelvienne, ou toute autre raison de vous inquiéter, quel que soit votre âge
Lorsqu’un·e partenaire fournit les spermatozoïdes, le bilan de fertilité devrait généralement concerner les deux partenaires.
Quels examens peuvent être recommandés avant une grossesse ?
La plupart des personnes n’ont pas besoin de réaliser des examens approfondis de fertilité ou de santé métabolique avant d’essayer de concevoir un enfant. Votre gynécologue-obstétricien·ne peut recommander un dépistage des infections sexuellement transmissibles (IST) et une vérification de votre immunité ou de votre statut vaccinal. Un dépistage génétique peut également être proposé pour déterminer si vous ou votre partenaire êtes porteur·se·s de certaines maladies génétiques (15).
Si vous présentez des facteurs de risque de troubles thyroïdiens, de diabète ou d’hypercholestérolémie, votre professionnel·le de santé peut vous recommander des examens de dépistage (38,39).
Si vous avez des règles irrégulières, avez plus de 40 ans ou réalisez un bilan d’infertilité, votre professionnel·le de santé peut recommander des analyses hormonales supplémentaires. Celles-ci peuvent notamment inclure le dosage des hormones thyroïdiennes, de la prolactine et de la progestérone. Des tests urinaires d’ovulation peuvent également être recommandés. Ils détectent le pic d’hormone lutéinisante (LH) qui accompagne l’ovulation (38,40).
Que devriez-vous suivre si vous essayez de concevoir ?
Vous pouvez suivre votre cycle avec Clue Conception afin de repérer les tendances de votre cycle et les signes de fertilité.
Les changements dans la durée ou la régularité de votre cycle peuvent vous donner des indications sur votre santé hormonale ou métabolique. Demandez conseil à un·e professionnel·le de santé si vos règles sont régulièrement très irrégulières ou absentes, ou si vous remarquez un changement important par rapport à vos habitudes.
Il peut être utile de suivre les signes de fertilité, comme les changements de vos sécrétions vaginales et de votre température basale. Une glaire cervicale transparente, glissante et semblable à du blanc d’œuf apparaît souvent dans les jours précédant l’ovulation (40). Une augmentation durable de la température basale peut indiquer que l’ovulation a déjà eu lieu, mais elle ne permet pas de prédire précisément l’ovulation à l’avance.
Vous pouvez également choisir de suivre votre sommeil, votre activité physique, votre niveau d’énergie, votre humeur ou d’autres expériences qui comptent pour vous. Ces tendances peuvent faciliter les échanges avec un·e professionnel·le de santé, mais elles ne permettent ni de diagnostiquer un trouble métabolique ni de confirmer votre fertilité. Le suivi du poids corporel est facultatif et peut ne pas être utile à tout le monde.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que la santé métabolique ?
La santé métabolique désigne la capacité de l’organisme à produire et à utiliser l’énergie pour maintenir son équilibre énergétique (4). Elle est parfois définie par l’absence de syndrome métabolique (5). Les personnes atteintes du syndrome métabolique présentent plusieurs des caractéristiques suivantes : un tour de taille élevé, une hypertension artérielle, une glycémie élevée, un taux de triglycérides élevé et un faible taux de cholestérol HDL (6).
Améliorer ma santé métabolique peut-il augmenter mes chances de tomber enceinte ?
Adopter une alimentation équilibrée, pratiquer une activité physique régulière, dormir suffisamment et mieux gérer son stress peuvent contribuer à améliorer la santé générale et métabolique. Chez certaines personnes atteintes d’un trouble qui affecte l’ovulation, comme le PMOS ou un diabète mal contrôlé, une prise en charge adaptée peut également favoriser la santé reproductive.
Cependant, les preuves scientifiques démontrant qu’un changement particulier du mode de vie améliore les taux de grossesse ou de naissances vivantes restent limitées. Perdre du poids n’est ni nécessaire ni approprié pour toutes les personnes qui essaient de concevoir un enfant. Un·e professionnel·le de santé peut déterminer si un trouble métabolique pourrait affecter votre fertilité et discuter avec vous des traitements adaptés.
L’âge affecte-t-il la fertilité ?
Oui, la fertilité diminue avec l’âge (15). Le nombre de follicules présents dans les ovaires diminue naturellement de la naissance jusqu’à la ménopause (16). La qualité des ovocytes diminue également avec l’âge, ce qui augmente le risque de fausse couche et de certaines anomalies chromosomiques (16). Les changements qui surviennent dans les ovaires avec l’âge ne peuvent pas être évités par des modifications de l’alimentation, de l’activité physique, du sommeil ou du poids corporel.
Quel est le lien entre la résistance à l’insuline et la fertilité ?
L’insuline joue un rôle dans le fonctionnement des ovaires ainsi que dans la régulation de la glycémie. La résistance à l’insuline peut entraîner une augmentation du taux d’insuline, ce qui peut affecter les hormones reproductives et perturber l’ovulation, notamment chez les personnes atteintes de PMOS (19,21). Cependant, la résistance à l’insuline ne provoque pas systématiquement une infertilité, et les problèmes de fertilité peuvent avoir de nombreuses causes.
Si vous avez d’autres questions, consultez votre médecin.
