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Différents types de stérilets au cuivre

Illustration: Marta Pucci

Temps de lecture : 13 min

À quoi s’attendre avec un stérilet au cuivre ?

Chaque corps est différent, et les expériences avec le stérilet au cuivre varient énormément d’une personne à l’autre. Nous avons recueilli vos témoignages, et voici ce que vous nous avez raconté.

Il existe de nombreuses marques de stérilets au cuivre dans le monde, et plusieurs de ces témoignages mentionnent une marque en particulier. Certaines marques ne sont disponibles que dans certains pays et peuvent présenter de légères différences de taille et de durée d’utilisation autorisée.

« La pose d’un stérilet n’est pas aussi effrayante qu’on le dit »

Je me suis fait poser un Paragard en novembre 2015. Je l’ai choisi parce qu’il ne contient pas d’hormones, qu’il peut rester en place jusqu’à 10 ans et que je n’ai pas besoin de penser à prendre un contraceptif. Pendant et après la pose, j’ai ressenti de légères crampes et j’ai eu quelques petits saignements. Jusqu’à présent, mon stérilet fonctionne très bien et je n’ai rencontré aucun problème. Je l’ai toujours. La pose d’un stérilet n’est pas aussi effrayante qu’on le dit. Si la douleur pendant la pose vous inquiète, je vous conseille de prendre de l’ibuprofène 30 minutes avant. — Crystal, femme, 28 ans, Caroline du Nord, États-Unis

4.8

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« Je suis allée travailler le jour même »

Je me suis fait poser un stérilet Mona Lisa en 2015 parce que je voulais une méthode contraceptive qui me permette de continuer à avoir mes règles. Tout s’est bien passé. La pose a été relativement désagréable (7/10 sur l’échelle de la douleur, puis 2/10 après l’intervention). On ne m’a pas donné de médicaments supplémentaires, comme un traitement pour détendre le col de l’utérus. Malgré cela, je suis allée travailler le jour même. — Anonyme, femme, 26 ans, Canada

« Je pense qu’il faut bien connaître son corps avant d’envisager la pose d’un stérilet »

Je me suis fait poser un stérilet au cuivre à l’été 2016, cela fait donc un peu plus de deux ans que je l’ai. C’est un stérilet au cuivre sans hormones.

Je souffre d’anxiété, et l’idée de ne pas avoir à penser à prendre une pilule ou à vérifier constamment quelque chose me plaît énormément. En plus, je supportais très mal la pilule : j’avais pris du poids et il m’arrivait d’avoir des pensées suicidaires. Je voulais une contraception sans hormones qui me simplifie la vie, et c’est ce que mon médecin m’a recommandé !

Je ne vais pas mentir : la pose a été désagréable. Mon spécialiste m’avait donné un comprimé pour détendre le col de l’utérus, mais ça n’a pas fonctionné. J’ai peut-être un col de l’utérus particulièrement résistant ! J’ai ressenti une douleur vive, comme un coup de poignard, et j’ai eu l’impression que ça durait une heure alors qu’en réalité, ça n’a pris que quelques minutes. Ensuite, j’ai eu quelques crampes pendant environ une journée. Depuis, je n’ai eu aucun problème physique, même si mes saignements menstruels sont devenus beaucoup plus abondants. Ils n’ont commencé à diminuer que l’année dernière. MAIS je suis convaincue que mon stérilet a régularisé mon cycle. Je ne sais pas si c’est scientifiquement exact, mais mon cycle est maintenant incroyablement régulier. Et j’adore ça !

(Note de l’équipe scientifique de Clue : Vous avez raison, Emma. Aucune étude ne suggère que les stérilets au cuivre régulent le cycle menstruel.)

Je le recommande sans hésiter, mais je pense qu’il faut bien connaître son corps avant d’envisager la pose d’un stérilet. Comme je connaissais parfaitement les particularités de mon cycle, j’ai pu repérer immédiatement les anomalies et les changements après la pose. Dans l’ensemble, il a changé ma vie en mieux, et je pense que c’est une option qui mérite d’être reconnue à sa juste valeur.

Heureusement que les gynécologues-obstétriciens commencent à proposer cette option aux jeunes femmes. J’ai eu la chance que mon spécialiste actuel me soutienne dans mon choix : mon ancien gynécologue n’était absolument pas compréhensif, et ça a été très difficile à vivre ! — Emma Chikow, femme, 24 ans, Londres, Royaume-Uni

« Il ne contient pas d’hormones et c’est une solution à long terme à laquelle je n’ai pas besoin de penser »

Je me suis fait poser un stérilet en juillet de cette année. C’est un stérilet au cuivre de la marque Mona Lisa. Je l’ai choisi parce qu’il ne contient pas d’hormones et que c’est une solution à long terme à laquelle je n’ai pas besoin de penser. La pose a été très douloureuse, mais dès le lendemain, je me sentais à nouveau normale. Mes premières règles après la pose ont été douloureuses et très abondantes, mais depuis, tout est revenu à la normale. — Niki, femme, 25 ans, Suisse

« Le meilleur moyen d’éviter une nouvelle grossesse non désirée »

Après avoir eu recours à une IVG, j’ai décidé que le stérilet au cuivre serait peut-être le meilleur moyen d’éviter une nouvelle grossesse non désirée, car je ne supportais pas bien la contraception hormonale.

La pose (les deux fois) s’est déroulée sans problème : juste un pincement désagréable, et c’était terminé. Le côté positif, c’était de pouvoir arrêter complètement les hormones et de ne plus avoir à m’inquiéter d’une grossesse non désirée pendant de longues périodes. Le côté négatif, c’était les crampes intenses et douloureuses ainsi que les règles très abondantes (qui duraient entre 7 et 10 jours par mois), qui ont fini par provoquer une anémie.

J’ai fait retirer mon stérilet après 10 ans d’utilisation à cause de l’anémie provoquée par ces saignements abondants. Pensez à consulter régulièrement votre médecin et à faire contrôler votre taux de fer, car les saignements menstruels abondants peuvent provoquer une anémie. — Anonyme, femme, 35 ans, Portugal

« Mon stérilet me donne l’impression d’être un cyborg, dans le meilleur sens du terme »

J’ai un stérilet au cuivre Paragard depuis un peu plus d’un an. Je me le suis fait poser après avoir fait une fausse couche lors d’une grossesse non désirée. J’ai dû subir une dilatation et un curetage [une intervention qui consiste à dilater le col de l’utérus, puis à introduire un instrument dans l’utérus pour en retirer des tissus] pour prendre en charge la fausse couche. La professionnelle de santé qui me suivait m’a conseillé d’envisager la pose du stérilet juste après le curetage, au cours de la même intervention, afin de limiter les traumatismes physiques et émotionnels et de n’avoir qu’une seule période de récupération au lieu de deux. Avec le recul, je pense que c’était une excellente décision et je lui suis reconnaissante de m’avoir donné ce conseil.

Le fait d’être tombée enceinte sans l’avoir prévu m’a fait comprendre que ma méthode contraceptive précédente ne me convenait pas et qu’il était important pour moi de garder le contrôle de ma fertilité.

Dans l’ensemble, je suis satisfaite du Paragard et de la tranquillité d’esprit qu’il m’apporte, puisque je n’ai plus à prendre de décisions concernant ma contraception sur le moment.

Pendant les six mois qui ont suivi la pose, j’ai eu des crampes extrêmement douloureuses et des règles très abondantes. Cependant, chaque nouvelle période de règles était un peu plus facile à gérer et, au bout d’environ un an, mes règles étaient redevenues comme avant la pose.

La pose n’a pas été une partie de plaisir. Vraiment pas. Mais c’est surmontable. La professionnelle de santé qui s’occupait de moi m’a demandé si je voulais connaître tous les détails de l’intervention ou si je préférais ne pas y prêter attention. Personnellement, savoir exactement ce qui se passe m’aide à me préparer aux sensations, à la douleur ou à l’inconfort que je pourrais ressentir pendant une intervention. Je vous conseille d’en discuter au préalable avec votre professionnel·le de santé pour lui faire savoir si vous préférez vous déconnecter de ce qui se passe ou être informé·e de chaque étape. Mon stérilet me donne l’impression d’être un cyborg, dans le meilleur sens du terme. — Anonyme, femme, 33 ans, Philadelphie, États-Unis

« Pendant quatre mois, mes règles étaient insupportables. Aujourd’hui, je n’ai plus aucune douleur »

Je ne voulais pas encore avoir à me préoccuper d’avoir des enfants. En décembre 2017, je me suis donc fait poser un stérilet au cuivre Lydia (fabriqué au Nigeria). La pose a été légèrement douloureuse et, pendant les quatre mois qui ont suivi, mes règles étaient insupportables : elles étaient douloureuses et abondantes, et je me sentais faible. Aujourd’hui, je n’ai plus aucune douleur et mes règles ne sont abondantes que le deuxième jour. Je m’étais préparée au pire, mais dans l’ensemble, je referais ce choix. Mon conseil ? Renseignez-vous autant que possible, posez des questions à votre gynécologue et, surtout, écoutez votre corps. — Enyi, femme cisgenre, 23 ans, Lagos, Nigeria

« Ce que j’apprécie le plus, c’est de ne plus avoir à penser à ma contraception »

Je voulais une contraception sans hormones et j’ai décidé de me faire poser un stérilet au cuivre en août 2015. J’avais peur de la pose parce qu’une amie m’avait dit que c’était douloureux, mais ça a été beaucoup plus facile que je ne l’imaginais. Après quelques secondes douloureuses, le stérilet était en place et, depuis, j’en suis très satisfaite. J’ai remarqué que mes règles étaient devenues plus abondantes et plus douloureuses (elles étaient très légères auparavant), mais cela reste tout à fait gérable.

Ce que j’apprécie le plus, c’est de ne plus avoir à penser à ma contraception. C’est tellement libérateur de savoir que je suis protégée à tout moment et de sentir que mon corps fonctionne librement. Je suis heureuse de pouvoir désormais observer le fonctionnement naturel de mon organisme.

Il faut aussi souligner qu’en plus d’être l’une des méthodes contraceptives les moins chères (en France, son prix équivaut à environ quatre mois de pilule), le stérilet au cuivre est également une méthode plus efficace, car il n’y a pas de risque de mauvaise utilisation. — Nelly, femme, 31 ans, Paris, France

« J’aimerais que les médecins proposent davantage de solutions pour soulager la douleur lors de la pose et du retrait d’un stérilet »

Je me suis fait poser un stérilet Paragard en janvier 2017 et je l’ai fait retirer en décembre 2018. Après les élections de 2016, je m’inquiétais de l’avenir de l’ACA (Affordable Care Act, la loi américaine sur l’assurance maladie). Comme je savais que je ne voulais pas avoir d’enfants dans les deux années à venir, le moment me semblait bien choisi. J’avais également arrêté la pilule et je souhaitais essayer une contraception sans hormones, d’où mon choix du Paragard.

Mon expérience avec le stérilet lui-même a été positive. Contrairement à ce qu’on m’avait annoncé concernant le stérilet au cuivre, je n’ai pas eu de règles particulièrement abondantes ou douloureuses. J’ai pu suivre mes cycles sans utiliser d’hormones, ce qui m’a permis de repérer certains problèmes liés à mon cycle que j’ai depuis pu traiter. Mes cycles étaient longs et, grâce à des examens de fertilité, j’ai découvert que je souffrais d’hypothyroïdie. Le traitement a donné de bons résultats. J’ai également eu quelques mois pour apprendre à suivre mon ovulation sans la pression liée aux essais de conception. Pour toutes ces raisons, je ne regrette pas d’avoir choisi ce stérilet.

En revanche, la pose et le retrait ont été deux des expériences médicales les plus traumatisantes de ma vie. Je n’étais pas préparée à une douleur aussi intense lors de la pose et j’ai fait un malaise vagal [une réaction au cours de laquelle la fréquence cardiaque et la tension artérielle chutent brusquement], qui m’a fait perdre connaissance. Il m’a fallu plusieurs heures pour retrouver une fréquence cardiaque normale. J’ai donc passé un certain temps aux urgences sous surveillance médicale. [Note de l’équipe scientifique de Clue : Cette situation est très inhabituelle. En général, les personnes récupèrent d’un malaise vagal en quelques minutes.]

Lorsque j’ai voulu faire retirer mon stérilet, je me suis rendue à une consultation de routine, mais mon médecin n’a pas réussi à retrouver les fils du dispositif. Il a dû utiliser plusieurs instruments pour essayer de le retirer, ce qui a été extrêmement douloureux et désagréable, sans succès. Une intervention chirurgicale a donc été programmée pour retirer le stérilet. Heureusement, compte tenu de mon expérience, mon médecin m’a recommandé une anesthésie générale. Mais cela a été une épreuve épuisante, dont j’ai mis plusieurs jours à me remettre.

Mon mari et moi envisageons d’essayer d’avoir un enfant. Même si je ne regrette pas d’avoir choisi le stérilet, je ne pense pas que j’en utiliserai un autre lorsque j’aurai de nouveau besoin d’une contraception, simplement à cause de mes expériences lors de la pose et du retrait.

La pose et le retrait d’un stérilet sont considérés comme des interventions courantes, mais ils restent des gestes invasifs. Discutez avec votre médecin des moyens de soulager la douleur avant chaque rendez-vous. Si votre médecin peut vous proposer un traitement plus puissant que l’ibuprofène, n’hésitez pas à l’accepter. Je recommanderais le stérilet aux personnes qui recherchent une contraception sans hormones à long terme. Personnellement, si le suivi de mon cycle n’était pas une priorité et que je souhaitais utiliser une contraception hormonale, je préférerais une méthode moins invasive.

Je ne saurais trop insister sur ce point : j’aimerais vraiment que les médecins prennent davantage au sérieux la pose et le retrait des stérilets et proposent aux patient·es des solutions adaptées pour soulager la douleur. — Anonyme, femme, 30 ans, Pittsburgh, États-Unis

« Ne lisez pas les récits d’horreur sur Internet, parlez plutôt à des professionnel·les de santé »

J’ai décidé d’essayer le stérilet T-Safe après avoir utilisé plusieurs méthodes contraceptives hormonales, qui avaient toutes eu des effets négatifs sur mon humeur. Je me suis fait poser deux stérilets. Le premier s’est partiellement expulsé, ce qui a été terriblement douloureux et effrayant. La situation a été aggravée par le fait qu’il était presque impossible d’obtenir de l’aide auprès des professionnel·les de santé : on me disait que la douleur que je ressentais était normale. Ça a été une expérience horrible. 100 % négative.

MAIS après avoir parlé de ce qui s’était passé et de la manière dont j’avais été traitée avec ma nouvelle médecin, qui est formidable, elle m’a soutenue et m’a expliqué ce qui n’avait pas fonctionné. Après cette discussion, j’ai eu envie de réessayer.

La deuxième fois, la médecin a été formidable et m’a complètement rassurée. J’ai ressenti des crampes. Le pire moment a été la mesure de la profondeur de l’utérus : j’avais l’impression qu’on me pinçait le col de l’utérus avec une pince à épiler. Ensuite, j’ai eu de fortes crampes pendant quelques jours. Depuis, mes règles sont devenues plus abondantes et plus douloureuses.

Mon expérience a donc été mitigée. C’est une méthode correcte, mais elle n’est pas sans inconvénients, comme toutes les contraceptions.

Si vous ne supportez pas les hormones et que vous ne voulez absolument pas tomber enceint·e, c’est une excellente option. Mais préparez-vous à avoir des règles plus longues et plus abondantes. Prenez également le temps de discuter avec un·e professionnel·le de santé pour déterminer ce qui vous convient le mieux et réfléchir aux effets secondaires que vous êtes prêt·e à accepter.

La pose me faisait peur et j’avais lu beaucoup trop de récits d’horreur sur Internet. Mon conseil : ne faites pas ça ! Parlez plutôt à de véritables professionnel·les de santé.

— Anonyme, femme, 30 ans, Londres, Royaume-Uni

Chez Clue, nous vous recommandons de consulter un·e professionnel·le de santé pour discuter de la méthode contraceptive qui vous convient le mieux et de lui signaler tout effet secondaire indésirable.

Découvrez nos autres articles sur la contraception et lisez le récit de la pose de stérilet sans incident particulier d’Amanda Cormier, ancienne rédactrice de Clue, ainsi que l’expérience de Sam Slabyk avec le stérilet au cuivre, qui écrit également pour Clue.

une illustration de la fleur de Clue
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