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Femme vêtue de façon décontractée assise sur une chaise avec les mains jointes

Photo: Susi Vetter

Temps de lecture : 11 min

À quoi s’attendre pendant un avortement

Si vous avez accès à l'avortement légal, voici à quoi vous attendre.

L'avortement est un phénomène courant. On estime que 3 grossesses sur 10 dans le monde aboutissent à un avortement (1). Aux États-Unis, ce taux est d'environ une personne sur cinq (2) et peut aller jusqu'à deux sur cinq selon les circonstances entourant la grossesse, telle qu'une grossesse non planifiée (3).

Près d'une personne sur quatre aux États-Unis aura recours à l'avortement avant l'âge de 45 ans (4).

En 2018 aux États-Unis, la plupart des avortements ont été pratiqués avant la semaine 10 de grossesse, et la quasi totalité (9 sur 10) au cours du 1er trimestre (avant la semaine 14) (5). L’avortement est un moyen sûr et efficace de mettre fin à une grossesse (6, 7, 8).

Il peut donc s'avérer utile de savoir comment se déroule un avortement. Le suivi vous permet de garder une trace de cet événement, que ce soit pour vous-même ou pour votre médecin, et de garder un certain contrôle vis-à-vis d'une expérience peu familière, mais néanmoins courante.

Le terme d'IVG (Interruption Volontaire de Grossesse) est également utilisé pour parler d'un avortement provoqué. On le différencie de la fausse-couche, que l’on appelle parfois avortement spontané.

L'accès à l'avortement est difficile ou menacé dans de nombreuses régions du monde. Pourtant, quand des lois restrictives sur l'avortement sont en vigueur, elles ne sont pas pour autant associées à une baisse du nombre d'avortements. Au contraire, les avortements sont souvent pratiqués de manière illégale, dangereuse et non réglementée, au prix de conséquences parfois dramatiques. Cet article décrit le déroulement d'un avortement dans les pays où son accès est un droit garanti et intégré au système de soins de santé.

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Avant de recourir à l'avortement, il se peut que vous n'ayez eu pas vos dernières règles et que vous ressentiez des symptômes de grossesse.

Si vos règles sont généralement régulières et qu'elles n'arrivent pas au moment prévu, vous pouvez soupçonner une grossesse.

Symptômes de début de grossesse avant un avortement

Ce sont les changements hormonaux qui provoquent les premiers symptômes de la grossesse. Il n'y a pas de moment précis où l'on commence à les ressentir. Certaines personnes se sentent différentes une ou deux semaines après l'absence de règles, mais la plupart d'entre elles n'auront des symptômes qu'à partir de la sixième semaine de grossesse. Ces symptômes sont généralement quotidiens et persistants (9). Un léger spotting peut survenir en début de grossesse. Environ 1 personne sur 4 en fait l’expérience au cours du premier trimestre (10).

Comment se déroulent les différentes méthodes d'avortement

Selon l'établissement de santé, vous aurez la possibilité de choisir entre un avortement médicamenteux (par pilule abortive) et un avortement intrumental ou chirugicale (par aspiration ou par dilatation et évacuation (D&E)) (11). Cela dépendra du stade de votre grossesse, du temps requis pour chaque méthode et si vous préférez que cela se passe chez vous ou dans une clinique (11). Les préconisations et les procédures peuvent également varier d'un pays à l'autre.

Lors de votre consultation à la clinique, il se peut que l'on vous demande de parler de votre décision avec un·e thérapeute ou un membre du personnel de santé. Cette personne veillera à répondre à toutes vos questions et à vous informer des différentes méthodes de contraception possibles après l'avortement, même si vous n'avez aucune obligation d'en démarrer une si vous ne le souhaitez pas. Elle voudra également s'assurer que votre décision est personnelle et que vous ne subissez aucune pression de la part de qui que ce soit.

Un·e professionnel·le de santé effectuera un examen clinique et certains tests dont une prise de sang. Iel réalisera une échographie pour confirmer l'état d'avancement de votre grossesse et déterminer la meilleure solution pour avorter. Iel vous fournira également des instructions détaillées sur les médicaments à prendre, sur les personnes à contacter si vous avez des questions une fois rentrée chez vous, ainsi que sur le déroulement de l'intervention (11).

N'hésitez pas à vous entourer d'objets réconfortants pour vous préparer avant l'intervention. Si l'avortement est pratiqué en clinique et que vous devez prendre un médicament sédatif, vous devrez demander à quelqu'un de venir vous chercher.

Comment se passe un avortement médicamenteux

Un avortement médicamenteux consiste en la prise d'une pilule avortive (11). Il existe deux types de pilules : l'une contient de la mifépristone et du misoprostol, l'autre uniquement du misoprostol. Dans tous les cas, ce type d'avortement peut être pratiqué dès le début de la grossesse et est généralement autorisé jusqu'à la 10e ou 12e semaine de grossesse, voire plus tard selon le pays où vous vivez (11).

Le plus souvent, le premier comprimé que vous prendrez contient de la mifépristone, une substance qui bloque l'action de la progestérone et empêche le développement de la grossesse (12). On vous remettra ensuite un autre comprimé à prendre chez vous, et dans certains établissements, on vous proposera un rendez-vous de suivi une ou deux semaines après l'avortement (12).

De retour chez vous, vous aurez à prendre un autre comprimé contenant du misoprostol. Le misoprostol doit être pris entre 6 et 72 heures après la mifépristone, mais le moment et la voie d'administration préconisés par votre professionnel·le de santé dépendront de la réglementation locale et de vos antécédents médicaux (11, 13, 14).

Le misoprostol provoque des crampes/contractions de l'utérus et la dilatation du col, ce qui a pour effet d'expulser la muqueuse utérine et son contenu. La substance active de ce médicament s'apparente aux prostaglandines à l'origine des crampes menstruelles (12). Les douleurs, les crampes et les saignements peuvent être intenses et dépendent du stade de la grossesse (15). Vous pouvez prendre un médicament anti-nauséeux environ une demi-heure avant la prise du misoprostol, et un antalgique (ibuprofène) avant ou pendant le processus d'avortement (11). Ne prenez pas d'aspirine ni d'antalgique susceptible d'intensifier les saignements (11).

Les avortements médicamenteux réalisés au cours du premier trimestre de grossesse sont très efficaces et sans danger. Plus de 95 % des personnes y ayant eu recours n’ont pas eu besoin de traitement supplémentaire (16,17). Dans un nombre réduit de cas, la pilule ne marche pas complètement. Un autre comprimé ou un avortement instrumental est alors préconisé. Les complications graves sont très rares : elles se produisent dans moins de 0,4 % des cas (6, 17, 18).

Les avantages de l'avortement médicamenteux :

  • Selon le pays où vous vous trouvez, un avortement médicamenteux est possible dès que vous savez que vous êtes enceint·e. Cette méthode permet d'éviter les piqûres ou

  • l'anesthésie, et vous pourrez décider du moment de prise du deuxième comprimé

  • Vous avez donc la possibilité d'être chez vous (ou tout autre endroit où vous vous sentez à l'aise) et d'aménager l'espace pour répondre au mieux à vos besoins.

  • Vous pouvez choisir d'être seul·e ou accompagné·e

  • Vous disposez de plus de temps et de liberté pour gérer cette expérience, si cela vous semble important.

Les inconvénients d'un avortement médicamenteux :

  • Il faut compter 1 à 2 jours pour que l'avortement soit terminé

  • Les saignements peuvent être assez abondants et les crampes douloureuses, et durent plus longtemps que dans le cas d’un avortement chirurgical

  • De retour chez soi, on peut se demander si les symptômes sont normaux ce qui peut être stressant

  • En fonction du pays, les avortements médicamenteux ne sont généralement pas pratiqués à un stade aussi avancé de la grossesse par rapport aux autres méthodes

Comment se passe un avortement instrumental

Un avortement instrumental consiste à enlever le contenu de l'utérus. Cette intervention a lieu dans une clinique ou un hôpital. Selon le pays, un avortement instrumental peut généralement être pratiqué à n'importe quel stade de la grossesse, mais certaines cliniques ne le proposent pas après la 12e semaine. Il est donc important de vérifier (19). Une fois que vous savez à combien de semaines de grossesse vous vous trouvez, le délai avant l'intervention varie. Dans certains cas, il sera possible de pratiquer l'intervention le jour même et pour d'autres, il faudra attendre et revenir une autre fois (19).

Des médicaments sont administrés au moment de l'intervention, dont un antibiotique et un analgésique pour soulager les crampes. Un·e professionnel·le de santé discutera avec vous des options de gestion de la douleur. Vous aurez la possibilité d'être complètement éveillé·e, semi-contient·e ou endormi·e pendant l'intervention (11). Un anesthésique local consiste en une injection réalisée au niveau du col de l'utérus pour d'inhiber la douleur tout en vous maintenant éveillé·e durant la procédure. Elle peut être associée à une sédation qui vous fera somnoler tout en étant conscient·e. Une anesthésie générale vous endort complètement, mais elle n'est pas toujours proposée (11). Renseignez-vous à l'avance auprès de la clinique afin de connaître les différentes possibilités qui s'offrent à vous et de bien vous y préparer.

Durant l'intervention, votre médecin effectuera un examen gynécologique. Si vous devez être sédaté·e, le produit sera administré par voie intraveineuse (IV) dans votre bras ou sur le dos de votre main. Puis, un spéculum est inséré dans le vagin pour pouvoir accéder plus facilement au col de l'utérus (comme pour un frottis). Un médicament anesthésiant est ensuite injecté dans le col de l'utérus. Si aucun médicament n'a été administré ou si aucun dilatateur osmotique n'a été placé avant l'intervention pour aider le col de l'utérus à se dilater, le personnel médical le fera à ce moment-là en insérant de petites tiges de tailles différentes. La·le médecin insère ensuite un outil long et fin dans le col de l'utérus et utilise un dispositif d'aspiration manuel pour aspirer l'intérieur de l'utérus et retirer les tissus de la grossesse ainsi que l'embryon. L'intervention dure généralement entre 5 et 10 minutes. Une fois que vous vous serez remis·e de l'anesthésie (si vous en avez eu une), vous pourrez normalement rentrer chez vous assez rapidement (19, 20).

Un avortement instrumental pratiqué au cours du premier trimestre est efficace et sans danger : tout se passe très bien dès la première fois dans 99 % des cas (6). Dans de rares cas, une visite de contrôle est nécessaire. Les complications graves sont très rares : elles surviennent dans moins de 0,2 % des cas aux États-Unis (6, 12).

Les avantages d'un avortement instrumental :

  • L'intervention est réalisée en quelques minutes et la gêne ressentie n'est que de courte durée grâce à l'anesthésie.

  • Ce type d'IVG provoque moins de saignements qu'un avortement médicamenteux

  • Les membres du personnel médical seront à vos côtés et vous n'aurez peut-être besoin que d'un seul rendez-vous à la clinique

  • En fonction de la législation locale et de la disponibilité des établissements de soins, l'avortement instrumental peut parfois être pratiqué à un stade plus avancé de la grossesse que l'avortement médicamenteux. Son efficacité est également légèrement supérieure à celle de l'avortement médicamenteux.

Les inconvénients d'un avortement instrumental :

  • Il s'agit d'une intervention chirurgicale : des instruments sont introduits par le vagin pour ouvrir le col de l'utérus et vider l'utérus.

  • L'anesthésie et les antidouleurs peuvent parfois provoquer des effets secondaires

  • Vos décisions sont limitées quant au déroulement de la procédure, à l'endroit où elle a lieu, à la position de votre corps et parfois et à la personne qui vous accompagne au bloc opératoire

  • Le dispositif d'aspiration utilisé pour la procédure peut faire du bruit, ce qu'il est bon de savoir à l'avance

  • Certains établissements de santé ne proposent pas cette intervention à un stade précoce de la grossesse, contrairement à l'avortement médicamenteux

État émotionnel lié à un avortement

La décision d'interrompre une grossesse n'est pas toujours facile. Il peut s'agir d'une expérience très stressante pour certaines personnes, contrairement à d'autres. La situation est différente pour chaque individu. Le recours à l'avortement s'applique aussi bien aux grossesses désirées qu'aux grossesses non désirées, et ce pour de multiples raisons. En parler avec des ami·e·s, des membres de votre famille ou votre partenaire peut être d'une grande aide. Mais cela peut être une source de stress supplémentaire pour certaines personnes.

Une vaste étude menée aux États-Unis d'Amérique visait à déterminer si les personnes qui s'étaient faites avorter au cours des trois dernières années avaient le sentiment d'avoir pris la bonne décision (21). 99% des personnes interrogées estiment avoir pris la bonne décision (20). Elles disent avoir ressenti à la fois des émotions positives, comme un certain soulagement, mais également des émotions négatives. Le caractère stigmatisant de la société et le manque de soutien social peuvent être responsables d'émotions négatives. Une étude récente menée aux États-Unis a révélé que les personnes qui se sont vu refuser un avortement volontaire étaient plus souvent confrontées à la pauvreté, à la violence conjugale et à des problèmes de santé (21-23). Les personnes qui ont pu avoir recours à un avortement volontaire avaient moins de difficultés financières, étaient en mesure d'élever leurs enfants dans un environnement plus stable et étaient plus disposées à vouloir d'autres enfants par la suite (21, 24).

Poursuivez la lecture de notre série sur l'avortement pour en savoir plus sur ce à quoi vous devez vous attendre immédiatement après un avortement et dans les semaines qui suivent.

Quels que soient vos choix et votre expérience concernant l'avortement, sachez que vous n'êtes pas seul·e.

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