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Poids et fertilité
Ce qu’il faut savoir si vous souhaitez concevoir
Ce contenu a été sponsorisé par Novo Nordisk
Les points essentiels à retenir sur la fertilité et le poids :
La fertilité est un phénomène complexe, influencé par de nombreux facteurs, notamment l’âge, le poids, certaines maladies et le mode de vie.
Un poids trop faible ou trop élevé peut rendre la conception plus difficile.
De petits changements dans vos habitudes de vie, adoptés de manière régulière, peuvent améliorer vos chances de concevoir.
Clue Conception peut vous aider à identifier vos jours les plus fertiles et vous accompagner dans votre projet de grossesse.
Quel est le lien entre le poids et la fertilité ?
Essayer de concevoir peut susciter toutes sortes d’émotions, d’autant plus que ce parcours comporte de nombreuses incertitudes. Plusieurs facteurs peuvent influencer la fertilité, notamment l’âge, le poids, la prise de médicaments ou la consommation de certaines substances, ainsi que certaines maladies (1).
Si les femmes portent souvent l’essentiel des préoccupations liées à la fertilité, les facteurs masculins jouent eux aussi un rôle important. Malgré cela, de nombreuses femmes se sentent seules dans leur parcours pour essayer de concevoir.
Le poids fait partie des facteurs qui peuvent influencer la fertilité (1). Mais le poids considéré comme favorable à la santé reproductive varie d’une personne à l’autre.
Un indice de masse corporelle (IMC) situé dans la fourchette considérée comme saine est associé à de meilleures chances de concevoir (2). L’IMC reste toutefois un indicateur imparfait. Notre poids dépend de nombreux facteurs, notamment de notre patrimoine génétique, de notre environnement et de notre vécu (3).
Dans cet article, nous allons voir comment le poids peut influencer la fertilité et quels petits changements vous pouvez apporter à votre quotidien pour aborder une éventuelle grossesse dans les meilleures conditions de santé et de forme physique.
Comment le poids influence-t-il la fertilité féminine ?
Un poids trop faible ou trop élevé peut avoir des conséquences sur la capacité à tomber enceint·e. Lorsqu’on parle de poids favorable à la fertilité, on fait généralement référence à l’indice de masse corporelle (IMC). L’IMC est un indicateur qui met en relation le poids et la taille. Il ne tient toutefois pas compte de la composition corporelle, c’est-à-dire des proportions de graisse, de muscle et d’os dans le corps (4).
L’IMC est souvent critiqué pour son manque de précision. Il a été élaboré à partir de recherches menées sur des hommes et ne tient compte ni du pourcentage de masse grasse ni de sa répartition dans le corps (5).
Pourtant, les recherches montrent que la répartition des graisses corporelles a son importance. La graisse accumulée au niveau de l’abdomen est associée à un risque plus élevé de maladies métaboliques et cardiovasculaires que celle située au niveau des hanches et des cuisses (6). Cette distinction est particulièrement importante chez les femmes, dont les taux d’œstrogènes plus élevés favorisent généralement le stockage des graisses au niveau des hanches et des cuisses (7).
Malgré ses limites, l’IMC reste le principal indicateur utilisé dans les recherches sur le poids et la fertilité.
Les catégories d’IMC sont les suivantes (en kg/m²) (8) :
Insuffisance pondérale (IMC inférieur à 18,5)
Poids normal (IMC de 18,5 à 24,9)
Surpoids (IMC de 25 à 29,9)
Obésité (IMC égal ou supérieur à 30)
Un IMC situé en dehors de la catégorie du poids normal peut altérer la qualité des ovocytes et perturber l’ovulation (la libération d’un ovocyte par l’ovaire dans une trompe de Fallope). Cela peut rendre la conception plus difficile (9).
Poids élevé et projet de grossesse
De nombreuses personnes ayant une corpulence élevée tombent enceintes sans difficulté. Cependant, un IMC élevé est associé à des changements hormonaux qui peuvent influencer la fertilité.
Les personnes ayant une proportion plus importante de graisse corporelle possèdent davantage de tissu adipeux, ce qui modifie leur équilibre hormonal. Elles peuvent également présenter des taux plus élevés de leptine, d’insuline et de cholestérol (9). Le tissu adipeux contribue à augmenter les taux de certaines hormones, notamment les œstrogènes et les androgènes (dont la testostérone) (9). Les niveaux d’inflammation ont également tendance à être plus élevés (9).
Ces modifications de l’équilibre hormonal peuvent perturber l’ovulation (9). Elles peuvent aussi nuire à la qualité et à la maturation des ovocytes (9). Certains chercheurs pensent même que l’inflammation accrue associée à l’obésité pourrait affecter l’implantation de l’embryon dans l’utérus (9). Ensemble, ces facteurs peuvent rendre la conception plus difficile.
Les femmes en surpoids ou en situation d’obésité peuvent mettre plus de temps à tomber enceintes, et certaines études suggèrent un risque accru d’infertilité (10). Elles peuvent également réagir différemment aux traitements de fertilité, notamment à la stimulation ovarienne ou au prélèvement d’ovocytes (11).
Risques et complications pendant la grossesse
Un IMC élevé est associé à une augmentation de certains risques pendant la grossesse, notamment celui de fausse couche, y compris de fausses couches à répétition (12). Il est également lié à un risque accru de complications, comme le diabète gestationnel, l’hypertension artérielle et l’accouchement par césarienne (12).
Cela ne signifie pas que toutes les personnes ayant un IMC élevé rencontreront ces complications. Il est important de discuter de vos antécédents médicaux et de votre situation personnelle avec un·e professionnel·le de santé. D’autres facteurs, comme le fait d’avoir plus de 35 ans ou de présenter certaines affections telles que le syndrome métabolique ovarien polyendocrinien (SMOP, anciennement appelé SOPK), peuvent également influencer la fertilité (13).
SMOP et fertilité
Le syndrome métabolique ovarien polyendocrinien (SMOP) est un trouble hormonal complexe. Ses causes exactes ne sont pas encore bien comprises, mais il résulterait d’une combinaison de facteurs génétiques, environnementaux et liés au mode de vie (14).
Les personnes atteintes du SMOP présentent souvent des taux élevés d’androgènes, comme la testostérone. Ce déséquilibre hormonal peut empêcher l’ovulation et entraîner des cycles menstruels irréguliers. Certaines personnes peuvent ne pas avoir leurs règles pendant plusieurs cycles, tandis que d’autres présentent des saignements menstruels abondants ou fréquents. L’excès d’androgènes peut également provoquer de l’acné ou une pilosité corporelle excessive (15).
SMOP et résistance à l’insuline
Les personnes atteintes du SMOP présentent un risque plus élevé de développer une résistance à l’insuline (15). Celle-ci est causée par une inflammation chronique de faible intensité qui empêche les tissus de l’organisme d’absorber et d’utiliser correctement le glucose présent dans le sang. La glycémie augmente alors, et l’excès de glucose est stocké sous forme de graisse (16).
Le SMOP est l’une des principales causes d’infertilité. Chez les personnes atteintes du SMOP ayant un IMC élevé, même une perte de poids modeste, d’environ 5 % du poids initial, peut contribuer à régulariser les cycles menstruels et à rétablir l’ovulation. Les médicaments qui améliorent la sensibilité à l’insuline peuvent également favoriser l’ovulation (15, 17).
Insuffisance pondérale et fertilité
Un poids trop faible peut également avoir des conséquences sur la fertilité. Chez les femmes en situation d’insuffisance pondérale (IMC inférieur à 18,5), ainsi que chez celles dont la masse grasse est très faible en raison d’une activité physique intense, d’une maladie ou d’une alimentation restrictive, des modifications hormonales peuvent réduire les chances de tomber enceint·e (18).
Les personnes ayant un poids trop faible présentent des taux de cortisol plus élevés et des taux de leptine plus faibles (19). Elles ont aussi généralement moins de tissu adipeux. Ces changements peuvent entraîner une diminution de la production d’œstrogènes. Or, des taux d’œstrogènes trop faibles perturbent les mécanismes de régulation hormonale de l’organisme, ce qui peut provoquer des règles irrégulières et empêcher l’ovulation (20).
Les femmes en situation d’insuffisance pondérale peuvent mettre plus de temps à tomber enceintes lorsqu’elles essaient de concevoir (10). Elles pourraient également présenter un risque légèrement accru de fausse couche (21). L’insuffisance pondérale est aussi associée à certains risques pendant la grossesse, notamment un accouchement prématuré et un faible poids du bébé à la naissance (22).
Comment de petits changements de poids et de mode de vie peuvent vous aider
Quel que soit votre poids ou votre capacité à tomber enceint·e, vous méritez de vous sentir en pleine forme et en bonne santé. Bon nombre des habitudes qui favorisent la fertilité sont également bénéfiques pour la santé en général.
De petits changements réalistes, adoptés progressivement et sur la durée, peuvent vous aider à prendre soin de vous tout au long de votre projet de grossesse.
Pratiquer une activité physique régulière
Les spécialistes de la santé recommandent de pratiquer au moins 150 minutes d’activité physique d’endurance d’intensité modérée par semaine, comme la marche, la natation, le jogging ou le vélo (23). Ils conseillent également de faire au moins deux séances de renforcement musculaire par semaine (23).
Une activité physique régulière aide à réduire la masse grasse, à maintenir un poids favorable à la santé et à améliorer la santé cardiovasculaire, l’humeur et les fonctions cérébrales (24).
Faire régulièrement de l’exercice peut également favoriser le bon déroulement d’une grossesse. Pendant la grossesse, l’activité physique aide à soulager certains désagréments, comme les douleurs dorsales et la constipation. Elle réduit aussi le risque de complications, notamment le diabète gestationnel et la prééclampsie (25).
Si une activité physique très intense et pratiquée de manière excessive peut perturber l’ovulation, la plupart des femmes en bonne santé ayant des règles régulières peuvent faire de l’exercice sans que cela affecte leur fertilité (26).
Éviter le tabac, l’alcool et les autres substances
Pour améliorer leurs chances de concevoir, il est recommandé aux hommes comme aux femmes qui ont un projet de grossesse d’éviter l’alcool, le tabac et les autres substances susceptibles de nuire à la fertilité (27).
Adopter une alimentation équilibrée
Les recommandations alimentaires générales pour rester en bonne santé s’appliquent également lorsque vous essayez de concevoir. Il est notamment conseillé de limiter les acides gras trans, les sucres et les glucides raffinés (28).
Une alimentation riche en fibres, en acides gras oméga-3, en protéines maigres, en fruits et en légumes est associée à de meilleurs résultats en matière de fertilité (28).
Le régime méditerranéen est souvent recommandé, car ses bienfaits ne se limitent pas à la fertilité : il est également associé à une meilleure santé cardiovasculaire et métabolique (28).
Maintenir un poids favorable à la santé
Un poids situé dans une fourchette considérée comme saine est associé à un meilleur déroulement de la grossesse (29).
Les personnes en situation d’insuffisance pondérale peuvent prendre progressivement du poids en privilégiant des aliments riches en calories et en nutriments, tout en réduisant les activités physiques excessivement intenses. Chez les femmes en surpoids ou en situation d’obésité, une perte de poids de seulement 5 % peut déjà améliorer la fertilité (30). Des changements dans l’alimentation et l’activité physique peuvent favoriser la perte de poids et augmenter les chances de tomber enceint·e (31).
Les médicaments destinés à la perte de poids peuvent également aider à gérer son poids avant une grossesse. Cependant, ils ne sont pas recommandés pendant la grossesse ni lorsque vous essayez de concevoir (32). Si vous prenez un traitement pour perdre du poids et découvrez que vous êtes enceint·e, il est important d’en parler à votre professionnel·le de santé.
Fertilité masculine et poids
Si les femmes portent souvent l’essentiel des préoccupations liées aux difficultés de conception, les facteurs masculins peuvent également jouer un rôle important. Chez les hommes, un IMC élevé est associé à une diminution de la fertilité, notamment à un faible nombre de spermatozoïdes, à un délai de conception plus long et à un risque accru d’infertilité (33).
Les hommes ayant un IMC élevé peuvent présenter une quantité plus importante de tissu adipeux. Ce tissu transforme les androgènes, comme la testostérone, en œstrogènes. Cela peut affecter la fertilité en entraînant une baisse du taux de testostérone et une augmentation du taux d’œstrogènes (34).
L’obésité agit également sur d’autres hormones, comme le cortisol et l’insuline. Ces changements peuvent perturber la spermatogenèse (le processus de production des spermatozoïdes). L’obésité peut aussi augmenter le risque de maladies chroniques susceptibles d’affecter la fonction sexuelle, notamment les maladies cardiovasculaires, le diabète et les troubles de l’érection (34).
Les hommes en situation d’insuffisance pondérale peuvent présenter un faible nombre de spermatozoïdes et/ou un volume de sperme réduit, mais des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre ce lien (35).
Quand consulter un·e professionnel·le de santé ?
Certaines personnes tombent enceint·es rapidement lorsqu’elles essaient de concevoir, tandis que d’autres ont besoin de plus de temps. De nombreux facteurs autres que le poids peuvent influencer la fertilité.
Il est conseillé de consulter un·e professionnel·le de santé si :
Vous avez moins de 35 ans et essayez de concevoir depuis au moins un an (13).
Vous avez 35 ans ou plus et essayez de concevoir depuis au moins six mois (13).
Vous avez 40 ans ou plus et essayez de concevoir (13).
Vous présentez une maladie génétique ou êtes porteur·se d’une anomalie génétique susceptible d’avoir des conséquences sur votre projet parental (29).
Vous présentez un trouble pouvant affecter votre fertilité, comme des règles irrégulières ou une endométriose (13).
Votre partenaire présente un faible nombre de spermatozoïdes (13).
Vous avez vécu plusieurs fausses couches ou autres pertes de grossesse (36).
Comment se déroule une consultation pour des problèmes de fertilité ?
Plusieurs consultations peuvent être nécessaires pour permettre à votre professionnel·le de santé de bien comprendre vos antécédents médicaux et d’élaborer une prise en charge adaptée à votre situation.
Ces consultations permettront notamment de faire le point sur (1) :
Vos antécédents médicaux, notamment vos éventuelles maladies, interventions chirurgicales, vos antécédents familiaux et les médicaments que vous prenez.
Votre alimentation, votre activité physique, votre consommation de certaines substances et vos autres habitudes de vie.
Vos antécédents en matière de santé reproductive, notamment vos éventuelles grossesses, infections passées et symptômes actuels liés à votre santé sexuelle.
Votre parcours de fertilité, notamment depuis combien de temps vous essayez de concevoir, la fréquence de vos rapports sexuels et les examens de fertilité que vous avez déjà effectués.
Votre professionnel·le de santé pourra vous prescrire des analyses de sang pour mesurer les taux de certaines hormones qui influencent la fertilité. Une échographie pelvienne pourra également être proposée. Dans certains cas, d’autres examens permettant d’observer plus précisément l’utérus et les trompes de Fallope peuvent être recommandés afin de rechercher d’éventuelles causes d’infertilité (1).
Votre professionnel·le de santé pourra également réaliser un examen clinique, comprenant éventuellement un examen gynécologique. Lors de cet examen, la vulve et les organes génitaux externes sont d’abord observés. Un spéculum peut ensuite être introduit dans le vagin afin d’examiner les parois vaginales et le col de l’utérus. Un toucher vaginal peut également être réalisé à l’aide de doigts gantés pour examiner le col de l’utérus, l’utérus et les ovaires (37). Ces gestes permettent de mieux connaître votre anatomie.
Il est important de savoir que vous avez toujours le droit de refuser un examen gynécologique. Même si l’examen a déjà commencé, vous pouvez demander à votre professionnel·le de santé de l’interrompre à tout moment. C’est vous qui décidez de ce qui se passe avec votre corps.
Si les examens gynécologiques sont difficiles à vivre pour vous, voici quelques conseils pour vous aider à faire respecter vos besoins et à vous sentir davantage en confiance (38) :
Faites-vous accompagner par une personne de confiance
Cette personne peut vous tenir la main, rester à vos côtés pendant l’examen et vous aider à exprimer vos besoins si vous avez du mal à prendre la parole.
Demandez à mettre de la musique ou à tamiser la lumière avant l’examen
Une ambiance plus apaisante peut vous aider à vous détendre.
Proposez d’introduire vous-même le spéculum
Pour certaines personnes, ce geste permet de garder un sentiment de contrôle dans une situation où elles peuvent se sentir particulièrement vulnérables. Vous pouvez également demander un spéculum plus petit si l’examen est inconfortable.
Demandez à être davantage informé·e pendant l’examen.
Certaines personnes trouvent utile d’exprimer clairement leurs besoins en utilisant des mots comme « stop » ou « pause » pendant l’examen.
Utiliser Clue pour suivre vos cycles, les changements liés au poids et votre fertilité
Essayer de concevoir peut être un parcours complexe, et le poids n’est qu’un des nombreux facteurs susceptibles d’influencer la fertilité. Il reste encore beaucoup à apprendre sur ce sujet, et votre capacité à tomber enceint·e ne définit en rien votre valeur.
Avec Clue Conception, vous pouvez suivre vos cycles et bénéficier de prévisions personnalisées pour mieux choisir le moment de vos rapports sexuels ou de vos inséminations à domicile. Ces informations peuvent vous aider à mieux comprendre votre fertilité et à vous repérer dans un parcours souvent marqué par l’incertitude. Le suivi de vos cycles vous permet également de recueillir des données à partager avec un·e professionnel·le de santé de confiance, afin d’avoir des échanges plus éclairés sur votre projet de grossesse.
Vous n’avez pas à traverser votre parcours de fertilité sans soutien.
Questions fréquentes
Peut-on tomber enceint·e en étant en surpoids ?
Oui, quel que soit leur poids, les personnes peuvent tomber enceint·es et donner naissance à des bébés en bonne santé (39). Cependant, les personnes en surpoids ou en situation d’obésité peuvent mettre plus de temps à concevoir. L’obésité peut également augmenter le risque d’infertilité clinique et de fausse couche (10, 12).
Quelle perte de poids peut améliorer la fertilité ?
Les recherches montrent qu’une perte de 5 % du poids corporel peut améliorer la fertilité (30). Elle peut notamment contribuer à régulariser les règles, à favoriser l’ovulation et à augmenter les chances de concevoir (30).
Le poids des hommes influence-t-il leur fertilité ?
Oui, le poids peut également influencer la fertilité masculine. Un poids trop faible comme un poids trop élevé peuvent avoir des conséquences. Un IMC faible peut être associé à un nombre réduit de spermatozoïdes et à un volume de sperme plus faible. À l’inverse, un IMC élevé peut être lié à un faible nombre de spermatozoïdes, à un délai de conception plus long et à un risque accru d’infertilité (33).
Les traitements de fertilité sont-ils moins efficaces en cas d’IMC élevé ?
Les recherches montrent qu’un IMC élevé peut influencer la réponse aux traitements de fertilité, même en l’absence d’autres facteurs de risque (11). Les personnes ayant un IMC élevé, qu’elles soient en surpoids ou en situation d’obésité, peuvent avoir besoin de traitements de stimulation ovarienne plus longs. Leurs chances d’obtenir une grossesse clinique après un traitement de fertilité peuvent également être plus faibles. Chez les personnes en situation d’obésité, les prélèvements d’ovocytes peuvent aussi être moins fructueux (11).
En revanche, un IMC élevé ne semble pas avoir d’incidence sur les taux de fausses couches ni sur les taux de naissances vivantes chez les personnes qui suivent un traitement de fertilité (11).
L’IMC est-il le seul indicateur à prendre en compte ?
Non. Même si l’IMC est couramment utilisé, d’autres indicateurs de santé métabolique peuvent également jouer un rôle important dans la santé reproductive.
Par exemple, un tour de taille élevé est associé à un risque accru d’infertilité, indépendamment de l’IMC (40). Une étude a montré que chaque centimètre supplémentaire de tour de taille était associé à une augmentation de 3 % du risque d’infertilité (40). Cela pourrait s’expliquer par le fait que la graisse accumulée au niveau de l’abdomen peut influencer l’inflammation et les taux hormonaux, perturbant ainsi l’ovulation et l’équilibre hormonal. Des recherches supplémentaires sont toutefois nécessaires pour mieux comprendre ce lien.
Des études plus récentes se sont également intéressées au lien entre la masse grasse relative (Relative Fat Mass, ou RFM) et la fertilité (41). La RFM est un indicateur qui estime le pourcentage de graisse corporelle en tenant compte de la composition du corps, notamment de la proportion de graisse par rapport à la masse musculaire. Chez certaines femmes, une RFM élevée pourrait être associée à l’infertilité, mais des recherches supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ce lien (41).
Si vous avez d’autres questions, consultez votre médecin.

