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Pourquoi mes symptômes du TDAH s’aggravent-ils avant mes règles ?
An expert Q&A with Clue’s Science Team

Les symptômes du TDAH peuvent s’aggraver avant les règles, notamment en raison de la baisse du taux d’œstrogènes dans les jours qui précèdent le début des saignements (1). Les œstrogènes jouent un rôle important dans les mécanismes cérébraux liés à l’attention et à la régulation des émotions (1). Certaines personnes atteintes de TDAH observent ce phénomène, mais les recherches n’ont pas encore confirmé cette explication hormonale (1).
En juin 2026, une revue exploratoire publiée dans la revue scientifique Women’s Health a rassemblé les résultats de 20 études sur la santé menstruelle et le TDAH. Selon ses auteur·rice·s, il s’agit de la première revue de ce type (2).
Dans cette édition de « Questions aux Spécialistes », Eve Lepage, spécialiste de la santé reproductive chez Clue, répond aux questions sur le TDAH et les règles. Elle explique comment le cycle menstruel peut influencer les symptômes du TDAH, ainsi que quand et comment demander de l’aide.
Ce qu’il faut retenir :
Une revue exploratoire de 2026 portant sur 20 études a relevé des preuves de plus en plus nombreuses d’un lien entre la santé menstruelle et les symptômes du TDAH, même si la plupart des études étaient de petite envergure.
La baisse du taux d’œstrogènes avant les règles pourrait aggraver les symptômes du TDAH, mais cette explication hormonale n’a pas encore été confirmée.
Dans une enquête menée au Royaume-Uni en 2025, 31,4 % des personnes ayant reçu un diagnostic clinique de TDAH présentaient, lors d’un dépistage, des signes évocateurs d’un possible trouble dysphorique prémenstruel (TDPM), contre 9,8 % des personnes sans TDAH.
De nombreuses personnes constatent que leurs médicaments contre le TDAH semblent moins efficaces avant les règles. Consultez la personne qui vous les a prescrits avant de modifier votre traitement.
Le suivi de vos symptômes tout au long du cycle avec Clue peut vous aider à repérer des tendances et à les décrire à un·e professionnel·le de santé.
Les règles peuvent-elles influencer les symptômes du TDAH ?
Oui. Certaines personnes atteintes de TDAH constatent que leur capacité à se concentrer, à s’organiser et à gérer leurs émotions varie au cours du cycle menstruel. Les symptômes peuvent devenir plus difficiles à gérer avant ou pendant les règles. Cependant, les recherches sur le sujet sont encore en cours et aucun schéma commun à toutes les personnes n’a été établi (2,3).
Le TDAH, ou trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, est un trouble du neurodéveloppement caractérisé par des difficultés persistantes d’attention et/ou une hyperactivité et une impulsivité. Les changements liés au cycle menstruel peuvent accentuer des difficultés déjà présentes (1). Par exemple, vous pouvez vous installer pour répondre à un simple e-mail et vous rendre compte qu’une heure s’est écoulée, ou oublier des rendez-vous que vous n’auriez normalement pas manqués.
La revue de 2026 a analysé 20 études portant sur la santé menstruelle et les symptômes du TDAH. Certaines incluaient des personnes ayant reçu un diagnostic de TDAH, tandis que d’autres évaluaient les difficultés d’attention ou l’impulsivité sans qu’un diagnostic de TDAH ait été confirmé. Certains résultats concernent donc directement le TDAH, tandis que d’autres portent plus généralement sur les difficultés de concentration (2).
Pourquoi mes symptômes du TDAH s’aggravent-ils avant mes règles ?
Une explication possible est une sensibilité accrue aux changements hormonaux qui se produisent avant les règles. Les œstrogènes influencent les mécanismes cérébraux impliqués dans l’attention, la motivation et la régulation des émotions, notamment par leur action sur la dopamine. La baisse du taux d’œstrogènes pourrait contribuer aux variations des symptômes, mais les recherches n’ont pas encore établi de lien direct de cause à effet (1).
Les taux d’œstrogènes et de progestérone varient tout au long du cycle menstruel et diminuent tous les deux avant les règles. Les chercheur·euse·s étudient actuellement si certaines personnes sont plus sensibles que d’autres à ces baisses hormonales (1).
Une petite étude menée auprès de 32 femmes, qui n’avaient pas été sélectionnées sur la base d’un diagnostic de TDAH, a suivi quotidiennement leurs taux hormonaux et leurs symptômes similaires à ceux du TDAH pendant 35 jours. Des taux d’œstrogènes plus faibles, associés à des taux de progestérone ou de testostérone plus élevés, étaient liés à une augmentation des symptômes le lendemain, particulièrement chez les participantes ayant une tendance marquée à l’impulsivité (4). Ces résultats doivent encore être étudiés chez des personnes ayant reçu un diagnostic de TDAH.
Les symptômes prémenstruels peuvent également compliquer les choses. Le syndrome prémenstruel (SPM) peut entraîner des troubles du sommeil et une baisse de moral (5). Lorsque vous dormez mal et que vous avez le moral bas, il devient plus difficile de vous concentrer, que vous ayez un TDAH ou non. Si vous avez un TDAH, ces difficultés viennent s’ajouter à celles que vous rencontrez déjà au quotidien.
À quel moment du cycle les symptômes du TDAH sont-ils les plus intenses ?
Les données disponibles à ce jour mettent en évidence deux périodes du cycle : les jours qui suivent immédiatement l’ovulation et ceux qui précèdent les règles, ainsi que les jours de règles (1,2,4). Il n’existe toutefois pas de moment précis du cycle menstruel où les symptômes du TDAH sont les plus intenses pour tout le monde, et les résultats des études ne concordent pas toujours.
La phase lutéale correspond à la seconde moitié du cycle, entre l’ovulation et les règles suivantes. Ce sont surtout les derniers jours de cette phase qui retiennent l’attention lorsqu’il est question de l’aggravation des symptômes prémenstruels (1). Dans l’étude qui suivait quotidiennement les taux hormonaux, les symptômes similaires à ceux du TDAH augmentaient au début du cycle, autour des règles, puis à nouveau juste après l’ovulation (4). Lors d’entretiens, les personnes ayant reçu un diagnostic de TDAH rapportaient le plus souvent une aggravation de leurs symptômes au milieu de la phase lutéale et pendant les règles (2). À l’inverse, une étude d’imagerie cérébrale menée auprès de personnes sans TDAH a observé un meilleur contrôle des impulsions au milieu de la phase lutéale (2).
Chaque personne vit son cycle menstruel différemment. Faire le suivi de vos symptômes tout au long du cycle peut être plus utile que de supposer qu’ils suivent un schéma prédéfini.
Pourquoi mon traitement contre le TDAH semble-t-il moins efficace avant mes règles ? Peut-on l’ajuster ?
De nombreuses personnes atteintes de TDAH rapportent que l’effet de leurs médicaments semble s’estomper plus rapidement avant les règles. Dans une étude basée sur des entretiens, plusieurs participantes ont indiqué que leur traitement leur semblait moins efficace pendant la seconde moitié de leur cycle (2). Ces témoignages sont suffisamment fréquents pour que les chercheur·euse·s commencent à s’y intéresser, mais ce phénomène n’a pas encore été évalué de manière rigoureuse. Il pourrait s’expliquer par une modification de la réponse aux médicaments, une aggravation des symptômes du TDAH, l’apparition d’autres symptômes prémenstruels ou une combinaison de ces facteurs. Un·e professionnel·le de santé peut évaluer ce schéma et déterminer avec vous si des ajustements du traitement sont appropriés (3).
Une série de cas publiée en 2023 portait sur neuf femmes atteintes de TDAH dont les professionnel·le·s de santé avaient augmenté la dose habituelle de médicaments stimulants pendant la période précédant les règles. Le moment et l’ampleur de cet ajustement étaient adaptés à chaque femme. Pour certaines, la dose plus élevée était maintenue pendant les premiers jours des règles. Les neuf participantes ont rapporté une amélioration des symptômes du TDAH et de leur humeur au cours d’un suivi de 6 à 24 mois, et toutes ont choisi de poursuivre ce traitement ajusté. Toutefois, l’étude était de petite envergure et ne comportait pas de groupe de comparaison. Elle ne permet donc pas de déterminer si cette approche est efficace ou adaptée à un plus grand nombre de personnes (3).
Si votre traitement semble perdre de son efficacité avant vos règles, n’augmentez pas la dose, ne modifiez pas les horaires de prise et n’ajoutez pas d’autres médicaments sans en parler d’abord à la personne qui vous l’a prescrit. Des ajustements sont possibles, mais ils doivent être adaptés à votre situation et faire l’objet d’un suivi médical pour en évaluer les effets.
Il peut être utile d’apporter des exemples concrets lors de votre consultation : ce qui vous semble différent, quand ces changements se produisent et comment ils affectent votre quotidien.
Quel est le lien entre le TDAH et le TDPM ?
Les recherches suggèrent que les personnes atteintes de TDAH pourraient être plus susceptibles de présenter un TDPM, mais il s’agit de deux troubles distincts. Le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM) est un trouble prémenstruel sévère qui provoque des symptômes émotionnels intenses et perturbe considérablement la vie quotidienne. Le fait que vos symptômes du TDAH s’aggravent avant les règles ne signifie pas nécessairement que vous avez un TDPM (6,7).
Une enquête menée au Royaume-Uni en 2025 auprès de 715 femmes âgées de 18 à 34 ans a révélé que 31,4 % des participantes déclarant avoir reçu un diagnostic clinique de TDAH remplissaient les critères de dépistage d’un possible TDPM, contre 9,8 % dans le groupe de référence sans TDAH. Cela représente une proportion environ trois fois plus élevée. Ces résultats reposaient sur des questionnaires et non sur des diagnostics de TDPM confirmés par une évaluation quotidienne des symptômes sur plusieurs cycles menstruels. Ils ne permettent donc pas de déterminer quelle proportion de l’ensemble des personnes atteintes de TDAH présente également un TDPM (6). Ce lien a aussi été observé dans l’autre sens. Dans une étude menée à Taïwan, 27,6 % des femmes atteintes de TDPM avaient également reçu un diagnostic de TDAH confirmé par un·e psychiatre, soit une proportion significativement plus élevée que chez les femmes sans TDPM (8).
Consultez un·e professionnel·le de santé si, dans les jours précédant vos règles, vous présentez régulièrement les symptômes suivants :
Vous ressentez un profond désespoir, une grande tristesse ou un sentiment d’accablement.
Vous éprouvez une colère ou une irritabilité qui nuit à vos relations.
Vous avez du mal à travailler, à étudier ou à prendre soin de vous.
Des traitements existent pour le TDPM (7).
Demandez de l’aide en urgence si vous avez des pensées suicidaires ou si vous envisagez de vous faire du mal. Si vous craignez de passer à l’acte ou si vous ne pouvez pas assurer votre propre sécurité, contactez les services d’urgence ou rendez-vous aux urgences les plus proches. Si vous avez besoin de parler immédiatement à quelqu’un, vous trouverez des services d’écoute gratuits et confidentiels sur findahelpline.com. Vous n’avez pas besoin d’attendre le début de vos règles ni de recevoir un diagnostic pour demander de l’aide.
Comment distinguer le TDAH, le SPM et le TDPM ?
Le moment où les symptômes apparaissent est un indice important : le TDAH se caractérise par des symptômes persistants, tandis que le SPM et le TDPM suivent un schéma prémenstruel. Une autre possibilité est l’exacerbation prémenstruelle (EPM), qui correspond à l’aggravation d’un trouble préexistant avant les règles. Ces différentes situations peuvent se chevaucher. Il est donc important que les professionnel·le·s de santé prennent en compte les symptômes tout au long du cycle (1,5,9).
Le syndrome prémenstruel (SPM) désigne un ensemble de symptômes émotionnels et physiques qui apparaissent avant les règles et s’atténuent une fois qu’elles commencent. L’exacerbation prémenstruelle (EPM) correspond à l’aggravation d’un trouble préexistant, comme le TDAH ou la dépression, dans les jours précédant les règles (5,9).
Trouble ou schéma | Quand les symptômes apparaissent | Symptômes possibles | Quand demander de l’aide |
|---|---|---|---|
TDAH | Symptômes persistants depuis l’enfance, même si le diagnostic peut être posé bien plus tard. Leur intensité peut varier. | Difficultés d’attention et d’organisation, impulsivité et/ou hyperactivité. | Lorsque les symptômes affectent votre quotidien ou que votre prise en charge actuelle ne suffit pas. |
SPM | Dans les jours ou les semaines précédant les règles, avec une amélioration pendant les règles ou peu après leur début. | Symptômes émotionnels et physiques, comme l’irritabilité, la fatigue, les ballonnements ou la sensibilité des seins. | Lorsque les symptômes perturbent votre quotidien. |
TDPM | Symptômes prémenstruels récurrents qui deviennent minimes ou disparaissent après le début des règles. | Symptômes émotionnels sévères, accompagnés d’autres symptômes, qui perturbent considérablement la vie quotidienne. | Consultez en cas de symptômes sévères. Demandez de l’aide en urgence si vous avez des pensées suicidaires ou si vous ne parvenez pas à assurer votre propre sécurité. |
EPM | Les symptômes d’un trouble préexistant sont présents à d’autres moments du cycle, mais s’aggravent avant les règles. | Aggravation des symptômes d’un trouble préexistant, déjà présents à d’autres moments du cycle. | Lorsque cette aggravation récurrente perturbe votre quotidien ou laisse penser qu’une réévaluation du traitement est nécessaire. |
Ce tableau présente différents schémas de symptômes et ne permet pas de poser soi-même un diagnostic. Le TDAH peut coexister avec un trouble prémenstruel (1,5-7,9).
Faire le suivi quotidien de vos symptômes pendant au moins deux cycles menstruels peut aider un·e professionnel·le de santé à évaluer vos symptômes prémenstruels (5). Cependant, vous n’avez pas besoin d’attendre d’avoir recueilli suffisamment de données pour demander de l’aide, surtout si vos symptômes sont sévères.
Le TDAH peut-il rendre les règles plus abondantes ou plus douloureuses ?
Certaines études ont mis en évidence des liens entre les symptômes du TDAH et des règles abondantes ou douloureuses, mais cela ne signifie pas que le TDAH en est la cause. Les recherches sur le sujet restent limitées, et certaines études ont évalué les difficultés d’attention plutôt que le TDAH diagnostiqué. Des saignements abondants ou des douleurs importantes doivent toujours faire l’objet d’une évaluation médicale, plutôt que d’être simplement attribués au TDAH (2).
Les règles irrégulières pourraient également jouer un rôle. Une étude menée auprès de filles en âge scolaire a montré que celles ayant des cycles menstruels irréguliers avaient trois fois plus de risques de continuer à présenter des symptômes du TDAH un an plus tard (2).
Consultez un·e professionnel·le de santé si vos saignements perturbent votre quotidien, si vous avez fréquemment des fuites malgré vos protections menstruelles ou si vous ressentez une fatigue persistante ou un essoufflement (10). Les règles abondantes peuvent être associées à une anémie par carence en fer (11). La fatigue liée à un manque de fer peut rendre la concentration plus difficile, donnant ainsi l’impression que vos symptômes du TDAH s’aggravent. C’est une raison supplémentaire de faire examiner des saignements abondants.
Les douleurs menstruelles qui perturbent vos activités quotidiennes méritent également une attention médicale. Consultez rapidement si vos douleurs sont intenses ou plus fortes que d’habitude et que les médicaments antidouleur ne vous soulagent pas (12).
Les médicaments contre le TDAH peuvent-ils influencer vos règles ?
Quelques rapports de cas décrivent des saignements menstruels abondants ou des cycles plus longs chez des adolescentes prenant du méthylphénidate à libération prolongée (Concerta). Dans la plupart de ces cas, les règles sont revenues à la normale après une réduction de la dose ou l’arrêt du médicament. Il s’agit toutefois de cas individuels qui ne permettent pas d’établir un lien de cause à effet. Si vous remarquez des changements dans vos règles après avoir commencé un traitement contre le TDAH ou modifié sa posologie, parlez-en à la personne qui vous l’a prescrit (2).
La contraception influence-t-elle les symptômes du TDAH ?
Les données scientifiques sont actuellement insuffisantes pour prédire comment une contraception hormonale peut influencer les symptômes du TDAH chez une personne donnée, ou pour recommander une méthode contraceptive particulière comme traitement du TDAH. Certains contraceptifs hormonaux sont utilisés pour soulager les symptômes prémenstruels, mais cela ne signifie pas qu’ils améliorent les symptômes du TDAH lui-même (1,5).
Une étude suédoise a révélé que les jeunes femmes atteintes de TDAH qui prenaient une pilule contraceptive présentaient un risque plus élevé de dépression. Les méthodes contraceptives hormonales qui ne se prennent pas par voie orale, comme les patchs, les implants et les injections, n’étaient pas associées à une augmentation de ce risque (13). Cependant, comme il s’agissait d’une étude observationnelle, elle ne permet pas d’affirmer que la contraception était à l’origine des dépressions ni de prédire comment une personne réagira à une méthode particulière. Elle n’a pas non plus établi d’effets sur les symptômes principaux du TDAH (13).
Si vous remarquez des changements dans votre humeur, votre attention ou votre capacité à gérer le quotidien après avoir commencé ou changé de méthode contraceptive, parlez-en à votre professionnel·le de santé. Pour choisir une méthode, il est utile de prendre en compte vos besoins en matière de contraception, l’abondance de vos saignements et vos douleurs menstruelles, vos symptômes prémenstruels ainsi que vos expériences avec les méthodes contraceptives utilisées auparavant.
Comment le suivi de votre cycle peut-il vous aider si vous avez un TDAH ?
Faire le suivi de votre cycle et de vos symptômes peut vous aider à repérer des tendances récurrentes et à les décrire à un·e professionnel·le de santé. Vous pourrez ainsi déterminer si vos difficultés se concentrent surtout avant les règles ou si elles se manifestent tout au long du mois (1,5,9).
Choisissez une méthode de suivi simple et facile à intégrer à votre quotidien. Vous pouvez utiliser une application de suivi du cycle comme Clue, un journal papier ou de courtes notes quotidiennes pour noter les éléments suivants :
Saignements : quand ils surviennent et quelle est leur abondance.
Attention et vie quotidienne : par exemple, les difficultés à commencer des tâches, à vous concentrer ou à respecter vos rendez-vous.
Humeur : irritabilité, anxiété, baisse de moral ou sentiment d’être dépassé·e.
Sommeil et douleurs : des facteurs qui peuvent aider à comprendre pourquoi certaines journées sont particulièrement difficiles.
Médicaments : si vous les avez pris conformément à votre prescription et si vous avez remarqué des changements dans leurs effets.
Notez aussi bien les journées où vous vous sentez bien que celles où vous rencontrez des difficultés. Pour évaluer un éventuel SPM ou TDPM, les professionnel·le·s de santé recommandent généralement un suivi quotidien des symptômes pendant au moins deux cycles menstruels. Un questionnaire spécifique d’évaluation des symptômes peut également vous être proposé (5,9).
Vous n’avez pas besoin d’un suivi parfait pour demander de l’aide. Si vos symptômes affectent votre quotidien, partagez les observations que vous avez déjà recueillies avec un·e professionnel·le de santé et expliquez les difficultés pour lesquelles vous souhaitez recevoir du soutien.
