Deux mains tenant un paquet de pilules contraceptives.

Photo: Susi Vetter

LGBTQIA+

Pourquoi les hommes trans, les personnes non binaires et genderqueer ont recours à la contraception

*Traduction: Sarah Idrissi

Les contraceptifs sont généralement commercialisés et conçus pour les femmes, mais celles-ci ne sont pas les seules à les utiliser. Nous avons contacté des hommes transgenres, des personnes non binaires et des personnes genderqueer pour recueillir leurs expériences et leurs conseils.

" La contraception m'a permis d'apprécier les rencontres sur le plan sexuel "

Je prends la pilule depuis six mois maintenant. Au départ, je la prenais principalement pour arrêter les saignements menstruels. En fait, j'ai essayé d'éviter de la prendre, je la considérais comme quelque chose de féminin qui m'obligeait à consulter un·e gynécologue, et c'était difficile à accepter. Les règles étaient un facteur important dans ma dysphorie, et l'arrêt des saignements m'a permis d'oublier que j'avais un utérus. Une autre raison pour laquelle je la prends, c'est que je suis un homme trans gay, et que je veux être sûr de ne pas tomber enceint (l'une de mes plus grandes craintes). Ça marche assez bien. Je n'ai pas de saignements, mais je souffre toujours d'effets secondaires semblables au syndrome prémenstruel et de douleurs à la poitrine. Je ne suis pas non plus super fan de la prise d'hormones "féminines" supplémentaires, pour des raisons évidentes.

Mon conseil sur la contraception hormonale : Ne choisissez pas à la légère et tenez compte des effets secondaires. Mais pour les personnes trans masculines dysphoriques, cela peut être un bon moyen de minimiser la dysphorie jusqu'à ce qu’il leur soit possible de prendre de la testostérone. Écoutez toujours les conseils de votre médecin·e et n'hésitez pas à poser des questions. La contraception m'a permis d'apprécier les rencontres sexuelles sans avoir à paniquer complètement après coup. Le fait de ne pas avoir à acheter des produits d'hygiène menstruelle a également été un grand soulagement. —Aiden H, gay, homme trans, 23 ans, Allemagne

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"La pilule m'aide à éviter la dysphorie"

J'utilise la pilule contraceptive TriNessa depuis 5 ans pour alléger mes règles et les rendre plus faciles à vivre. Je suis non binaire et avoir des règles abondantes (qui attirent l'attention sur mon corps) peut me faire ressentir de la dysphorie. Mon expérience est bonne, j'ai envisagé de changer pour un des implants de 3 ans parce que j'aimerais que mes règles soient aussi minimes que possible, mais j'ai renoncé à le faire parce que c'est invasif. Mon conseil ? Recherchez les effets qu'elle peut avoir sur vos hormones et restez en contact avec votre docteur·e. —Charlie, femme bisexuel·le/demisexuel·le, non binaire, 22 ans, Wisconsin, États-Unis

"Je voulais une contraception sans œstrogène"

J'utilise un stérilet en cuivre (sans hormones) et ce, depuis environ deux ans. En tant que personne AFAB (assignée fille à la naissance) genderqueer, je ne voulais pas d'œstrogènes supplémentaires ! J'avais déjà pris la pilule avec de très mauvaises expériences : j'avais pris du poids, je me sentais dysphorique et déprimé·e, et mon anxiété avait augmenté.

Mon conseil ? Faites autant de recherches que possible sur les différents types de contraception pour vous assurer que vous avez trouvé ce qui vous convient. Ne vous contentez pas de l'option la plus facile. —India, bi, genderqueer, 20 ans, Bath, Royaume-Uni

"Il est essentiel de trouver un·e médecin·e en qui vous pouvez avoir confiance"

Je prends la pilule depuis quatre mois. Je voulais avoir des cycles artificiels, plus faciles à gérer, pour ne plus avoir de règles du tout. Je suis non-binaire, et les règles et la possibilité d'une grossesse étaient vraiment source de dysphorie. Je me sens plus en paix dans mon corps maintenant que je n'ai plus à m'en soucier. Heureusement, la première pilule que j'ai essayée m'a bien convenu et je n'ai pas encore ressenti d'effets secondaires indésirables. Mes règles se sont complètement arrêtées, je n'ai pas pris de poids et ma libido n'a pas changé.

J'ai de longs antécédents médicaux et il a toujours été fastidieux de trouver un·e bon·ne médecin·e qui ne me juge pas et avec qui je me sens à l'aise. Il est essentiel de trouver une personne en qui vous pouvez avoir une confiance absolue pour tout ce qui concerne votre orientation sexuelle et/ou votre genre, afin de pouvoir discuter efficacement de votre santé reproductive. —Cam, bi, agenre, 25, Nantes, France

"J'utilise un implant pour arrêter mes règles"

Je prends une contraception pour arrêter mes règles parce que je suis un homme transgenre et que celles-ci me rendent très dysphorique. On m’a posé un Implanon il y a 6 mois et mon expérience a été plutôt réussie, même si mes règles ont mis du temps à s'arrêter. Pour être honnête, en gros, au bout d'un moment je l'ai oublié. —Anonyme, asexuel, homme, 16 ans, Irlande

"L'idée d'être enceint·e me donnait des cauchemars."

On m'a fait une ligature des trompes il y a environ un an. Je suis une personne bi transmasculine. Avant de subir l'intervention, ma fertilité (l'idée d'être enceint·e) me donnait des cauchemars récurrents. Je limitais mes rencontres sexuelles par peur d'une grossesse. Je n'ai jamais essayé d'autre forme de contraception que les préservatifs et ma ligature des trompes. Après l'opération, je ressens bien moins d'anxiété liée au sexe. J'utilise toujours des préservatifs pour me protéger des IST, mais je ne suis pas parano à l'idée qu'ils se rompent. Ma convalescence s’est très bien passée, bien mieux que la chirurgie du torse. —Parker, bi/queer, transmasculin·e nonbinaire, 23 ans, nord du Texas, États-Unis

"Je voulais un moyen de contraception que je pouvais utiliser en étant sous T"

J'ai stérilet pour atténuer - ou, si possible, éliminer - mes règles avant même de commencer la testostérone (T). J'ai choisi le stérilet parce que je voulais une méthode de contraception que je pourrais utiliser pendant mon traitement et à laquelle je n'aurais pas à penser souvent. Mon expérience a été un peu compliquée jusqu'à présent, comme c'est souvent le cas dans les premiers mois après la pose d'un stérilet. Mais je pense que ma "semaine sanglante" (saignement menstruel) semble enfin se calmer, alors croisons les doigts. Mon conseil ? Faites des recherches ; il n'y a pas de mauvaises réponses. J'aimerais qu'il y ait plus d'informations sur les premiers mois avec un stérilet. —Anonyme, queer/gay, trans masculin·e nonbinaire, 26 ans

"Pas de douleurs, pas de grossesse, pas de règles"

Je prends une pilule contraceptive combinée orale (Lucette/Yasmin) depuis environ 6 ans. Je suis une personne trans/non-binaire AFAB, et je prends une contraception pour ne pas avoir de règles. Pour moi, les règles peuvent être douloureuses et invalidantes et provoquer une dysphorie de genre.

Mon expérience avec ma pilule actuelle est excellente - aucun effet secondaire indésirable. Avant, j'avais le Nexplanon car j'étais dans une relation avec un homme cis et cet implant ne présente aucun risque d'erreur humaine, mais il m’a causé quelques saignements irréguliers, j'ai donc commencé à prendre une pilule combinée (sur recommandation médicale) pour atténuer ce problème. Lorsque j'ai quitté cette relation pour en entamer une nouvelle avec un homme trans, j'ai fait retirer mon Nexplanon parce que je n'avais plus aucun risque de grossesse, mais j'ai continué à prendre la pilule car elle me permet de sauter la pause de sept jours entre les plaquettes et donc de ne pas avoir de règles.

Il n'est pas nécessaire d'être une femme hétéro sortant avec un homme cis pour vouloir une contraception. Nul besoin d'avoir des rapports sexuels avec une personne dotée d'un pénis pour avoir accès à la contraception, et tout médecin·e qui vous dit le contraire est mal informé·e. —Anonyme, queer/pansexuel·le, non-binaire, 21 ans, Royaume-Uni

Utilisez Clue pour faire le suivi de votre contraception, de vos symptômes et de vos règles, et recevez des rappels pour vous aider à vous préparer.

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