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Instruments chirurgicaux pointant vers l'intérieur formant un cercle autour d'un morceau de tissu semblable à l'endomètre

Illustration: Emma Günther

Temps de lecture : 8 min

Prise en charge de l'endométriose : les possibilités de traitement

*Traduction: Camille Josse

L'endométriose est une maladie inflammatoire chronique, qui touche jusqu'à 1 femme sur 10, et pourtant les possibilités de traitement sont limitées (1). Les symptômes physiques de l'endométriose peuvent être atténués, mais pas guéris. Les symptômes de l'endométriose persistent souvent jusqu'à la ménopause.

Pour de nombreuses personnes, les symptômes de l'endométriose peuvent être atténués par différentes formes de traitement. Les symptômes les plus courants de l'endométriose sont les douleurs pelviennes (qui peuvent être chroniques ou cycliques) ou la dysménorrhée (règles douloureuses). Certaines personnes ressentent également des douleurs lors des rapports sexuels, des mictions douloureuses ou des douleurs lors de la défécation (1).

Les options de traitement disponibles peuvent être hormonales, non hormonales et/ou chirurgicales, en fonction des symptômes et des objectifs de la personne.

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Les AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens)

Les AINS sont un groupe de médicaments utilisés pour traiter la douleur, réduire la fièvre et l'inflammation. Ces médicaments sont disponibles sous de nombreux noms, formules et dosages différents, notamment l'aspirine et l'ibuprofène. Les AINS sont souvent disponibles sans ordonnance et peuvent aider à diminuer la douleur, en particulier pour les personnes qui présentent des symptômes légers à modérés de dysménorrhée et de douleurs pelviennes (2).

Pour les personnes qui souhaitent avoir un enfant, les médicaments antidouleur peuvent être la forme la plus efficace de traitement de l'endométriose, car les contraceptifs hormonaux et autres médicaments contenant des hormones empêchent la conception. Il est préférable d'éviter les AINS sélectifs très puissants si vous essayez avoir un enfant, car ils peuvent perturber ou empêcher l'ovulation (3-5).

Traitements hormonaux

Les médicaments contenant des hormones peuvent être utilisés pour traiter les symptômes de l'endométriose. Il existe de nombreux médicaments hormonaux différents, tous aussi efficaces les uns que les autres pour gérer les symptômes de l'endométriose. Le traitement hormonal doit donc être basé sur ce qui est le plus sûr, le mieux toléré et le plus rentable pour la personne concernée (6,7). Les contraceptifs hormonaux sont souvent utilisés et prescrits car ils sont peu coûteux, facilement disponibles (dans de nombreux pays) et généralement bien tolérés (6). Le seul véritable facteur limitant est le fait que la personne cherche à concevoir (8).

Contraceptifs hormonaux combinés Les contraceptifs hormonaux contenant à la fois des œstrogènes et des progestatifs - comme les types les plus courants de pilules contraceptives, ainsi que les contraceptifs tels que l'anneau vaginal hormonal et le patch - sont souvent prescrits aux personnes atteintes d'endométriose (6).

Les contraceptifs hormonaux combinés peuvent prévenir ou atténuer les douleurs liées à l'endométriose en inhibant l'ovulation et le cycle naturel des hormones reproductives, ainsi qu'en encourageant le rétrécissement du tissu de type endométrial, en favorisant la mort du tissu de type endométrial en dehors de l'utérus et en entravant la prolifération du tissu de type endométrial (9,10).

L'utilisation d'une contraception hormonale arrête la croissance et la perte de la muqueuse utérine, ainsi que les fluctuations hormonales qui provoquent le développement et la croissance des tissus de type endométrial. Ce traitement peut aider à diminuer ou à faire cesser les douleurs pelviennes, la dysménorrhée ou les saignements menstruels excessifs dus à l'endométriose (11).

Des contraceptifs hormonaux combinés peuvent être utilisés pour empêcher la douleur de réapparaître après une intervention chirurgicale (qui ne permet malheureusement pas toujours d'éliminer la douleur due à l'endométriose) (11).

Les contraceptifs oraux peuvent être prescrits en traitement cyclique (prise de pilules contraceptives orales, y compris les pilules placebo ou les jours sans pilule, et saignement de privation une fois par mois) ou en traitement continu (prise de pilules hormonales actives tous les jours, sans saignement de privation mensuel ["règles"]).

L'utilisation de contraceptifs hormonaux en régime continu après un traitement chirurgical de l'endométriose peut être plus efficace pour prévenir la récurrence de la dysménorrhée et des douleurs pelviennes, en empêchant complètement les saignements utérins (8,9).

Contraceptifs progestatifs Les traitements contraceptifs progestatifs sont également une option thérapeutique couramment utilisée en cas d'endométriose. Les traitements hormonaux à base de progestérone sont particulièrement populaires, car ils permettent de soulager la douleur chez 3 personnes sur 4 (8). Les stérilets aux progestatifs constituent une autre option contraceptive permettant de traiter les symptômes de l'endométriose, notamment la dysménorrhée, et peuvent également favoriser la régression de la maladie (12-14).

Hormonothérapie

Agonistes et antagonistes de la GnRH Les médicaments qui bloquent les voies hormonales entre le cerveau et l'ovaire sont utilisés pour prévenir les changements hormonaux cycliques du cycle menstruel. Il s'agit des agonistes et des antagonistes de l'hormone de libération des gonadotrophines (GnRH).

La GnRH est une hormone produite dans le cerveau, qui aide à signaler aux ovaires qu'ils doivent produire des œstrogènes. Ces médicaments arrêtent ce signal en bloquant ou en liant de manière compétitive les récepteurs de la GnRH. Sans ce signal, les ovaires ne produisent pas d'œstrogènes, un follicule dominant ne se forme pas et l'ovulation n'a pas lieu. Sans œstrogènes, l'endomètre (la muqueuse de l'utérus) ne se développe pas et ne prolifère pas, pas plus que le tissu de type endométrial présent en dehors de l'utérus.

Ces médicaments placent l'organisme dans un état hypoestrogénique (faible taux d'œstrogènes), ce qui peut entraîner des effets secondaires assez graves, notamment des bouffées de chaleur, une sécheresse vaginale, des sautes d'humeur et une perte minérale osseuse (12,15). Les thérapies qui "rajoutent" des œstrogènes pour prévenir ces effets secondaires peuvent être administrées conjointement avec les agonistes de la GnRH (12).

Interventions chirurgicales

Lorsque les médicaments ne parviennent pas à réduire efficacement les symptômes, il est possible de recourir à des interventions chirurgicales pour retirer les tissus de type endométrial. La chirurgie est souvent réalisée par laparoscopie. La chirurgie laparoscopique est une chirurgie peu invasive réalisée par de très petites incisions dans l'abdomen ou le pelvis.

La chirurgie laparoscopique est utilisée pour diagnostiquer l'endométriose, ainsi que pour la traiter par l'excision ou la destruction (ablation) du tissu de type endométrial. Les objectifs sont de traiter les causes structurelles des douleurs liées à l'endométriose en retirant ou en détruisant le tissu de type endométrial présent en dehors de l'utérus, ainsi que de réparer tout organe ou tissu endommagé par l'endométriose (16).

Lorsque l'endométriose est grave et qu'elle touche plusieurs organes (comme les intestins ou la vessie), des procédures chirurgicales plus complexes et plus lourdes peuvent être conseillées (16).

Les personnes atteintes d'endométriose choisissent souvent de subir ces interventions chirurgicales non seulement pour diminuer leurs douleurs liées à l'endométriose, mais aussi pour accroître leur fertilité si elles ont des difficultés à avoir un enfant. La chirurgie laparoscopique aide de nombreuses personnes atteintes d'endométriose en diminuant la douleur et en améliorant la fertilité (16).

D'autres interventions chirurgicales, l'ablation des nerfs ou la neurectomie, sont disponibles pour aider à calmer la douleur par la destruction des voies nerveuses qui transmettent les signaux de douleur de la colonne vertébrale au bassin (16). Cependant, ces interventions chirurgicales comportent des risques supplémentaires et n'offrent pas d'avantages supplémentaires par rapport à la chirurgie laparoscopique conventionnelle (11).

L'hystérectomie - l'ablation chirurgicale de l'utérus - peut être envisagée en dernier recours (1). L'hystérectomie peut inclure l'ablation des ovaires ou les laisser en place, ce qui permet d'éviter une ménopause précoce. L'American College of Obstetricians and Gynecologists recommande que l'hystérectomie ne soit une option thérapeutique que pour les personnes chez qui les traitements médicaux et chirurgicaux précédents ont échoué, et qui ne cherchent plus à concevoir (1).

Ces traitements chirurgicaux ne garantissent pas le soulagement de la douleur. Après une première chirurgie laparoscopique, il est très fréquent que les personnes aient besoin de chirurgies supplémentaires plus tard dans leur vie (1,17). Une étude a révélé qu'après un suivi de sept ans, 58 % des personnes ayant subi une précédente chirurgie laparoscopique avaient subi une nouvelle intervention chirurgicale (17). En comparaison, les personnes qui avaient subi une hystérectomie mais n'avaient conservé que leurs ovaires avaient un taux de réopération de 23 %, et celles qui avaient subi une hystérectomie complète incluant l'ablation de leurs ovaires n'avaient besoin d'une nouvelle opération que dans 9 % des cas (17).

Traitements alternatifs ou liés au mode de vie

Les traitements alternatifs ou complémentaires de l'endométriose sont limités. L'acupuncture a montré certains résultats dans la réduction de la dysménorrhée associée à l'endométriose, mais il n'y a pas encore assez de recherches pour tirer des conclusions définitives (18,19).

L'alimentation et les choix alimentaires semblent avoir un impact sur de nombreuses maladies mais il existe jusqu'à présent très peu de preuves concernant l'endométriose. Une étude a noté que les personnes qui consomment davantage de légumes verts et de fruits frais ont un risque réduit d'endométriose, par rapport aux personnes qui consomment de grandes quantités de viande (20). Aucune différence dans les taux d'endométriose n'a été observée en comparant la consommation de café, d'alcool, de lait ou d'autres produits alimentaires (20). Des recherches supplémentaires sont cependant encore nécessaires.

Ces traitements et thérapies sont très complexes et vous ne devez pas vous y retrouver seule. Discutez de façon franche et claire avec votre prestataire de soins pour lui faire savoir comment vos symptômes s'améliorent et si vous ressentez des effets secondaires. Il faudra peut-être plusieurs tentatives pour trouver le plan de traitement qui vous convient.

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